hn.a.e.genty.1885a
Différences
Ci-dessous, les différences entre deux révisions de la page.
| Les deux révisions précédentesRévision précédenteProchaine révision | Révision précédente | ||
| hn.a.e.genty.1885a [2025/02/05 14:51] – [La Ferme des Religieuses de Villiers.] bg | hn.a.e.genty.1885a [2025/02/05 17:20] (Version actuelle) – bg | ||
|---|---|---|---|
| Ligne 1: | Ligne 1: | ||
| + | ======Histoire de La Norville et de sa seigneurie====== | ||
| + | |||
| + | |||
| + | =====Chapitre préliminaire===== | ||
| + | |||
| + | * Après la conquête de la Gaule, les Romains pour faire manœuvrer plus facilement leurs armées au milieu d'un peuple à demi dompté et pour favoriser leur œuvre de colonisation, | ||
| + | |||
| + | * Tout auprès de cette grande voie, à huit lieues au sud de Lutèce, au confluent de deux rivières aujourd' | ||
| + | |||
| + | * Comme la plupart des autres lieux de la campagne, Châtres était composé de maisons éparses de chaque côté de la voie romaine. Ces différents groupes d' | ||
| + | |||
| + | * Laissées en dehors des remparts, ces différentes parties de Châtres prirent chacune un nom particulier. Si l'on en croit le savant historiographe du diocèse de Paris, le village de La Norville aurait tiré le sien d'une habitation possédée par un certain Leonorius ou Leonardus, peut-être même par un nommé Honorius, ou par une femme du nom d' | ||
| + | |||
| + | * Quoi qu'il en soit de ces différentes probabilités, | ||
| + | |||
| + | * Gui Troussel, vers 1090, avait attiré dans son château une foule de factieux et de brigands de toute espèce. Depuis [[: | ||
| + | |||
| + | * Philippe Ier lutta longtemps contre cette confédération. L' | ||
| + | |||
| + | * Après la mort de Philippe Ier, les seigneurs de l'Île de France se révoltèrent de nouveau contre Louis, son fils et son successeur. Le Comte de Mantes se mit à la tête de la rébellion. A son appel se rendirent aussitôt le Comte de Rochefort et ses deux fils, Gui et Hugues de Crécy, Amaury de Montfort, les frères Garlande, Milon de Bray, frère cadet de Gui Troussel, et un grand nombre d' | ||
| + | |||
| + | * Hugues de Crécy dressa toutes sortes d' | ||
| + | |||
| + | * Aymon de La Norville, qui vivait en l' | ||
| + | |||
| + | * Comtesse eut quatre fils: Robert, Gautier, Gui et Philippe, et une fille nommée Marguerite. Elle était nièce d'Adam de Saint-Yon((Id., | ||
| + | |||
| + | * À partir de cette époque, l' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre Premier===== | ||
| + | |||
| + | * **Fiefs à La Norville au XIIIe siècle. — Les seigneurs de Ballainvilliers. — Les seigneurs de Gravelles. — Fiefs dépendant du roi.** | ||
| + | |||
| + | * Il y avait à La Norville au commencement du XIIIe siècle un fief mouvant des seigneurs de Ballainvilliers et un autre mouvant des seigneurs de Gravelles. Les possesseurs de ces fiefs prenaient également le nom de La Norville de manière qu'il est assez difficile de les distinguer entre eux. Il est cependant possible de donner la suite de ces seigneurs, ou du moins la suite des personnes nobles qui, en second rang, possédaient ces fiefs sous les premiers maîtres: les de Gravelles et les de Ballainvilliers. | ||
| + | |||
| + | * En 1203, au mois d' | ||
| + | |||
| + | * Marguerite, son épouse, était fille d'un seigneur de La Norville. En effet, dans un acte du mois de décembre 1225, passé devant l' | ||
| + | |||
| + | * En 1234, les deux sœurs, avantagées déjà par leur mère, qui précédemment leur avait cédé du consentement de son époux et de son fils la dîme du blé de La Norville, partagèrent entre elles, par-devant Guillaume, évêque de Paris, l' | ||
| + | |||
| + | * Dix ans plus tard, la même Marguerite confirma, devant l' | ||
| + | |||
| + | * En dehors de ces possessions concédées à Liesse, Marguerite conserva d' | ||
| + | |||
| + | * En 1245, on voit reparaître le nom de Ballainvilliers, | ||
| + | |||
| + | * Pétronille de La Norville eut deux filles: Odeline qui épousa Guillaume, chevalier, seigneur de Denonville, au diocèse de Chartres, et Marguerite qui épousa Jean de Tigery, également chevalier, habitant au diocèse de Paris. Ceux-ci, au mois de décembre 1250, donnèrent leur consentement à la donation faite par leur mère et par Agnès de Sainville, et se portèrent forts aussi du consentement des enfants de Guillaume de Ballainvilliers et de Guillard de Lers, époux de Jeanne, soeur du dit Guillaume, premiers maîtres du fief des choses concédées((Id., | ||
| + | |||
| + | * À partir de cette époque, on ne voit plus paraître les seigneurs de Ballainvilliers; | ||
| + | |||
| + | * Renaud de Frangeville et son épouse Ysabelle firent avec Pierre de Denonville, le vendredi d' | ||
| + | |||
| + | * Au mois de juillet 1309, le roi Philippe le Bel, par une charte datée de Viviers-en-Brie et contresignée Enguerrand, accédant aux demandes de Guillaume de Denonville, chevalier, lui amortit 7 livres 12 sols 4 deniers parisis de cens qu'il avait à La Norville, près Châtres, sous Montlhéry; 7 droitures, chaque droiture comprenant 1 septier d' | ||
| + | |||
| + | * À la même date, comparurent devant Pierre le Bon, enfant, prévôt de Montlhéry, les habitants de Châtres, de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * À partir de cette époque, on ne voit plus paraître le nom des Denonville; mais, en 1320, on retrouve celui des de Tigery. Ceux-ci étaient sortis de la même souche que les Denonville. Ils avaient eu pour mère Pétronille de La Norville et avaient conservé des biens au lieu de leur origine. Longtemps une partie du territoire de La Norville fut appelée La Tigerie. De plus, ils avaient entretenu des relations avec leurs cousins les Denonville. Un nommé Aufran de Tigery était présent, en 1283, lorsque Thibout, prévôt de Montlhéry, alla chercher à Frangeville, | ||
| + | |||
| + | * Le premier dimanche après Pâques de l'an 1320, Jean, prévôt d' | ||
| + | |||
| + | * Plus tard, en 1366, Jean le Breton, seigneur de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Les seigneurs de Gravelles tiraient leur origine d'une ancienne maison d' | ||
| + | |||
| + | * En 1216, Gui de La Norville, chanoine d' | ||
| + | |||
| + | * Plus tard, en 1231, à propos de la même dîme, sont mentionnés au grand pastoral de l' | ||
| + | |||
| + | * Le Guillaume de Gravelles, chevalier, neveu du chanoine, parut encore, au mois de mai 1246, pour terminer un différend survenu entre le chapitre de Paris et les maîtres de fief à propos de la dîme en question; mais, dans cet acte, il est nommé seigneur d' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * En 1256, un Jean de Gravelles ou de La Norville possédait, dans cette paroisse, un fief qu'il avait hérité de son père((Id., n°38.)). En 1257, on trouve encore un René de La Norville. | ||
| + | |||
| + | * À partir de cette époque, on ne fait plus mention dans les archives de la famille des de Gravelles. Les Tignonville se retirèrent dans leur seigneurie, aux environs d' | ||
| + | |||
| + | * Les de Gravelles vendirent-ils leur fief au roi? S' | ||
| + | |||
| + | * En 1309, il promit avec serment aux assises de Châtres, devant le prévôt de Montlhéry, d' | ||
| + | |||
| + | * Dans le temps qu'à La Norville un certain nombre de possessions dépendaient des de Gravelles et des de Ballainvilliers, | ||
| + | |||
| + | * Au mois de mars 1231, Henri et Thomas de La Norville, chevaliers, vendirent au chapitre de Notre-Dame de Paris un manoir entouré de deux arpents de terre, pour la somme de 51 livres parisis. Cette vente eut besoin d' | ||
| + | |||
| + | * Le voisinage du roi fut sans doute nuisible aux de Gravelles et aux de Ballainvilliers. L' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre II===== | ||
| + | |||
| + | * **Réunion de la seigneurie de La Norville à celle de La Bretonnière. — La guerre de Cent Ans. — Jean le Breton et ses successeurs. — Querelles des Bourguignons et des Armagnacs.** | ||
| + | |||
| + | * La Bretonnière est une seigneurie fort ancienne. Si l'on s'en rapporte au cartulaire de [[: | ||
| + | |||
| + | * Au milieu du XIIIe siècle vivait un nommé Jean, sire de La Bretonnière. C'est lui qui fut enterré au chapitre de Morigny, près d' | ||
| + | |||
| + | * Sa veuve Blanche, par un acte passé à Montlhéry, le 18 décembre 1298, fonda l' | ||
| + | |||
| + | * Après la mort de Blanche de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Jean le Bon étant mort au mois d' | ||
| + | * I° Ma maison de Norville sy comme elle se comporte; | ||
| + | * Item. Environ 15 arpens de terre, séans en deux pièces, c'est assavoir: 8 arpens et demi séans au chemin de Marole et 6 arpens et demi séans vers Guibeville; | ||
| + | * Item. Environ 5 quartiers de près à Touchebœuf; | ||
| + | * Item. Environ 6 livres 10 sols de cens payés le jour de la feste aux Mors; | ||
| + | * Item. Quatre droitures et demi dues en la dite ville; toutes les quelles choses furent jadis feu Isabeau de Tigery. | ||
| + | * Item. Un arpent de pré séans de lès les marais Pieriesne de chastres chevalier; | ||
| + | * Item. 5 arpens de terre séans dessous le Rozay de La Norville; | ||
| + | * Item. Environ 3 arpens séans en ce même lieu; | ||
| + | * Item. Arpent et demi séans au-dessous dudit lieu; | ||
| + | * Item. Environ 3 arpens séans en ce même lieu; | ||
| + | * Item. 4 arpens séans au bout de La Norville; | ||
| + | * Item. 2 arpens séans près le chemin évers Guibeville; | ||
| + | * Item. 3 arpens séans au bout de La Norville, qui furent Dailier; | ||
| + | * Item. Arpent et demi au bout de La Norville, sur la voye; | ||
| + | * Item. 4 arpents séans entre La Norville et Guibeville, qui furent Triboulle; | ||
| + | * II° Plus cinq arrière-fiefs tenus par diverses personnes à Voisins le Bretonneux. Et sy plus y avait dont je me puisse adviser, je l' | ||
| + | |||
| + | * Ce fut le même Jean le Breton qui fortifia l' | ||
| + | |||
| + | * Les seigneurs particuliers résolurent alors de se protéger contre de pareilles aventures. Ils fortifièrent leurs châteaux et armèrent leurs vassaux pour les défendre. Jean le Breton flanqua de cinq tours son château de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Jean le Breton donna en 1378 au prieuré de Sainte-Catherine du Val des Écoliers, à Paris, plusieurs pièces de bois qu'il avait au territoire de Marcoussis, vers Montlhéry((Lebœuf)). Il mourut en 1393 et fut inhumé dans l' | ||
| + | * Ici gist noble homme Jehan de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Des successeurs immédiats de Jean le Breton on ne sait que peu de chose. L'un d'eux, son fils probablement, | ||
| + | |||
| + | * Pendant la vie de ces seigneurs, depuis la mort de celui qui avait fortifié La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Charles VI étant tombé en démence pendant l' | ||
| + | |||
| + | * Il s' | ||
| + | |||
| + | * Le traité de Bicêtre fut bientôt rompu. En 1411, les hostilités recommencèrent; | ||
| + | |||
| + | * Cependant, en 1412, la paix fut de nouveau conclue entre les deux partis. Le duc de Berri et les Armagnacs demeurèrent à Paris, maîtres du gouvernement et de la personne du roi. Le duc de Bourgogne se retira en Flandre (1413). Les Anglais avaient vu avec satisfaction ces luttes intestines affaiblir la France. La trêve conclue avec eux vers la fin du règne de Charles V et renouvelée en 1410 était expirée. Jugeant le moment favorable pour une nouvelle invasion, ils firent débarquer une armée près de Honfleur, en 1415. Les Français marchèrent à leur rencontre; mais, bien loin d' | ||
| + | |||
| + | * Devant un si grand malheur, les inimitiés des princes auraient dû cesser. Il n'en fut rien. Le duc de Bourgogne, profitant du mécontentement que le duc de Berri et les Armagnacs excitaient dans Paris, par la dureté de leur gouvernement, | ||
| + | |||
| + | * Pendant ce temps, le duc de Bourgogne, qui avait fait alliance avec la reine Isabeau contre le roi, le dauphin, le duc de Berri et les Armagnacs, surprenait Paris et s'en rendait maître ainsi que de la personne de Charles VI. Il vint mettre alors le siège devant Montlhéry. Le dauphin, qui avait suivi le parti des Armagnacs, envoya Tannegui du Châtel au secours de cette place. Le siège fut levé et pendant une année encore la lutte se soutint entre les deux partis alors qu' | ||
| + | |||
| + | * En 1419, le dauphin et Jean sans Peur firent la paix; mais, dans une entrevue qui eut lieu au pont de Montereau, les serviteurs du dauphin assassinèrent le duc de Bourgogne. Pour venger son père, Philippe le Bon, d' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre III===== | ||
| + | |||
| + | * **Jean de Lignières. — Edouard et Jacques de Beaujeu. — La ligue du Bien public. — Pierre Leprince. — Concession de la haute, moyenne et basse Justice, par Louis XI.** | ||
| + | |||
| + | * Aux Le Breton avait succédé dans les seigneuries de La Norville et de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Les de Lignières étaient d' | ||
| + | |||
| + | * Lorsque après la mort de Charles VI, arrivée le 21 octobre 1422, le roi Henri VI d' | ||
| + | |||
| + | * De Lignières, à la Cour de Charles VII à Mehun-sur-Yèvre, | ||
| + | |||
| + | * Ce dernier ne vit pas la délivrance des seigneuries; | ||
| + | |||
| + | * De son mariage avec Jacqueline de Chambly il n' | ||
| + | |||
| + | * La famille des de Beaujeu était une des plus illustres de France. Guichard VI, chevalier, conseiller et chambellan du roi, avait servi dignement Philippe le Bel, Louis le Hutin, Philippe le Long, Charles le Bel et Philippe de Valois. En 1325, par sa valeur personnelle, | ||
| + | |||
| + | * Guillaume de Beaujeu était, au mois de février 1357, capitaine souverain du pays de Berry. La même année, au mois de décembre, Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois, fils du roi, l' | ||
| + | |||
| + | * Il recouvra ses propriétés sur Thomas de Ruis et les Anglais, après la prise de Paris par Charles VII. En 1453, au mois de juillet, il reçut à La Bretonnière l' | ||
| + | |||
| + | * Plus tard, après la mort de Charles VII, arrivée en 1461, se forma la ligue du Bien public contre Louis XI. Celui-ci, en arrivant au trône, s' | ||
| + | |||
| + | * Édouard de Beaujeu eut deux fils et deux filles | ||
| + | * François d' | ||
| + | * Jacques, écuyer, seigneur de Lignières, de La Norville, de La Bretonnière, | ||
| + | * Anne, épouse de Jean de Baudricourt, | ||
| + | * Marguerite, femme de Guillaume de Sully((Archives du château de La Norville.)). | ||
| + | |||
| + | * Jacques de Beaujeu, seigneur de Norville et de la Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Dès 1469, Jacques de Beaujeu, s' | ||
| + | |||
| + | * Par acte de vente passé devant Antoine Satrin et Thomas Lemaire, clercs notaires à Montlhéry sous Robert d' | ||
| + | * 1° le château, village, justice, métairies, terre et seigneurie de La Bretonnière, | ||
| + | * 2° la terre, seigneurie de La Norville, fiefs et arrière-fiefs; | ||
| + | * 3° la terre et seigneurie du Couldray-Liziart, | ||
| + | * 4° la Boucherie de Châtres, sous ledit Montlhéry, ses cens et appartenances, | ||
| + | * 5° la rue du Clos et ses Appartenances, | ||
| + | |||
| + | * Le prix modique de cette vente indique assez par lui-même dans quel état déplorable se trouvaient, après la guerre de Cent ans et les troubles publics, les seigneuries aliénées. Le manoir seigneurial de La Norville avait disparu dans la tourmente. Encore debout, en 1366, sous Jean le Breton, il n' | ||
| + | |||
| + | * En 1474, il n' | ||
| + | |||
| + | * La propriété de La Bretonnière avait été elle-même fort endommagée. Quelques jours après l' | ||
| + | |||
| + | * Aux environs, tout était dans une égale désolation. Le seigneur de Bruyères-le-Châtel, | ||
| + | |||
| + | * Malgré les souffrances causées par les Anglais, les Bourguignons, | ||
| + | |||
| + | * Le fief de Mondonville commençait à la jonction des chemins de Châtres à La Norville et de Châtres à Leudeville, et se dirigeait au nord-ouest du côté de La Bretonnière. | ||
| + | |||
| + | * La Norville commençait à la jonction des mêmes chemins et se dirigeait au sud-ouest. Les maisons du village remplissaient l' | ||
| + | |||
| + | * Aux seigneuries de La Norville et de La Bretonnière se rattachaient un certain nombre de fiefs: celui de Varennes ou de la Maison-Rouge dans la paroisse de Valpuiseaux, | ||
| + | |||
| + | * Celui-ci était d'une origine modeste. Fils d' | ||
| + | |||
| + | * Pour mettre le comble à ses faveurs, Louis XI, au mois d' | ||
| + | * Louis, par la Grâce de Dieu, roy de France, savoir faisons à tous présents et advenir que nous, considérant les bons, louables, agréables et recommandables services que nostre amé, féal notaire, secrétaire messire Pierre Leprince, controlleur de nostre chambre aux deniers, nous a par ci-devant et de long temps faicts et a continué chacun jour en grand cure et diligence tant à l' | ||
| + | |||
| + | * Ces lettres furent enregistrées à la Cour des Comptes, le 6 août 1478. Leur enregistrement souleva une opposition, celle de messire Louis de Bouhaut dit de la Rochette, seigneur de Bruyères. Voici à quel propos. Les seigneurs de La Bretonnière possédaient, | ||
| + | |||
| + | * Plus tard, en 1772, au moment où le roi, mettant en vigueur plusieurs ordonnances de Louis XIV, voulut abolir un certain nombre de justices concédées sur le domaine de la couronne par les souverains, le célèbre avocat Coustart fut appelé à donner son avis sur les lettres patentes de Louis XI. Dans le texte un peu obscur, il prétendit découvrir, entre autres choses, qu'en 1477, la haute, moyenne et basse justice, au lieu d' | ||
| + | |||
| + | * La protestation du seigneur de Bruyères au moment de la concession faite par Louis XI, les aveux et dénombrements de ce seigneurs en 1462, en donnant une autre origine à cette redevance, attaquent par la base le raisonnement du célèbre avocat. Il fut néanmoins admis dans la pratique. La justice avec ses trois degrés, donnée comme une faveur à Pierre Leprince, resta, malgré les ordonnances et les procureurs généraux, aux seigneurs de La Norville jusqu' | ||
| + | |||
| + | * Pierre Leprince, aussitôt après la concession de la justice, se mit en mesure d'en exercer les droits. Il fit élever des fourches patibulaires dans la partie du territoire de La Norville, appelée encore en 1763 la Vieille-Justice, | ||
| + | |||
| + | * Par des moyens tout à fait légitimes, il arrondit ses domaines du côté de Brétigny, en achetant de Jean Péningle, pour la somme de 800 livres tournois, les seigneuries du grand et du petit Cochet, le 16 septembre 1479. Vingt-quatre arpents de terre de ces seigneuries étaient soumis à une redevance annuelle de 24 sols parisis de pur et chef cens au profit du seigneur de Bruyères. Plus tard, cette rente fut amortie par un fils de Pierre Leprince et remboursée à Marie de Chaudet, veuve de Louis de Bouhaut, dit de la Rochette, seigneur de Bruyères-le-Châtel. | ||
| + | |||
| + | * Louis XI étant mort le 30 août 1483, Charles VIII, son fils, âgé seulement de treize ans, lui succéda. Anne de France, sa sœur, mariée au sire de Beaujeu, gouverna le royaume en son nom avec le titre de régente. tout d' | ||
| + | |||
| + | * Le duc d' | ||
| + | |||
| + | * Après avoir mené à bonne fin ces diverses ambassades fort délicates, Pierre Leprince s' | ||
| + | |||
| + | * Louis XII, duc d' | ||
| + | |||
| + | * De son premier mariage avec Agnès de Tuillières, | ||
| + | * Charles, seigneur de La Bretonnière et de La Norville, qui épousa, le 26 février 1527, Madeleine de Quincampoix, | ||
| + | * Pierre, seigneur de La Briche, époux de Louise de Languedoue; | ||
| + | * Jeanne, veuve, en 1525, de Louis de Boissy, seigneur de Rouville, remariée à Jean de Quincampoix, | ||
| + | * Marie, femme, en 1525, de Jacques Le Gabilleux, seigneur d' | ||
| + | * Louise, femme, en 1525, de Jean de l' | ||
| + | * Marguerite, veuve la même année de Jean de Mérainville, | ||
| + | |||
| + | * Les armes des Leprince, qui se trouvent dans l' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre IV===== | ||
| + | |||
| + | * **Pernelle de Brichanteau. - Partage entre les enfants de Pierre Leprince.** | ||
| + | |||
| + | * Après la mort de Pierre Leprince, Pernelle de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * Ce fut du temps de Pernelle de Brichanteau que le roi Louis XII fit quelque séjour à Châtres, d'où il adressa au parlement, le 5 novembre 1514, des lettres ayant trait à la prorogation de cette compagnie((Lebœuf.)). D' | ||
| + | |||
| + | * De grandes et de longues contestations s' | ||
| + | |||
| + | * En ce jour tous comparurent, | ||
| + | |||
| + | * Le jeudi 8 mars, le commissaire et tous les héritiers, même Jean de l' | ||
| + | |||
| + | * Ensuite on passa à l' | ||
| + | |||
| + | * Le 11 mars, visite fut faite des biens et division des lots. Le lendemain 12, on manda noble homme Robert de Précy, seigneur de Guigneville et de La Tour les difficultés s'ils s'en trouvait. Le 14 mars, les sieurs de l' | ||
| + | |||
| + | * Le 15 mars, dans la soirée, le commissaire du Châtelet, Charles Leprince, Le Gabilleux et de Mérainville se rendirent à Paris. Le 16, eut lieu la consultation donnée par les avocats Frolo, Potdevin, Vixveur, Raboutier et Chameau. Leur décision fut apportée à La Bretonnière. De nouvelles contestations s' | ||
| + | |||
| + | * Les partages furent suspendus et la querelle dura pendant un an. En 1526, le commissaire du Châtelet reçut une lettre de Charles Leprince qui l' | ||
| + | |||
| + | * Le 25 janvier, le commissaire se rendit à Montfort-l' | ||
| + | |||
| + | * Les biens et les revenus composant cette succession étaient considérables. En dehors du lieu seigneurial, | ||
| + | |||
| + | * Le moulin de Franchereau, | ||
| + | |||
| + | * À la Maison-Neuve: | ||
| + | |||
| + | * Au Grand-Cochet: | ||
| + | |||
| + | * Au Petit-Cochet: | ||
| + | |||
| + | * À la Maison-Rouge: | ||
| + | |||
| + | * À Brécourt: Un maison et une grange estimées 149 livres 7 sols 6 deniers tournois; - 102 arpents et demi de terres labourables, | ||
| + | |||
| + | * À La Briche: Des bâtiments, non compris l' | ||
| + | |||
| + | * À Guillerville: | ||
| + | |||
| + | * À Basville et La Folleville: Des bâtiments estimés 4 écus d'or 20 livres tournois; - 55 arpents 39 perches de terres labourables, | ||
| + | |||
| + | * À La Norville: Une grange, des étables couvertes en chaume, des étables neuves couvertes en tuiles, un colombier et deux toises de maçonnerie estimées 12 sols 6 deniers tournois la toise, 57 000 tuiles, estimées 40 sols tournois le mille, le tout charpenté, fenêtres cheminées, portes et enduits compris, évalué à 6 écus d'or 17 livres tournois; - un jardin, entouré de fossés, attenant à la maison, d'un rapport annuel estimé à 35 sols tournois; - un autre jardin avec cour, nommé le fief de La Norville, contenant un arpent et demi, d'un rapport annuel estimé à 35 sols tournois; - la garenne du Rossay, contenant 2 arpents, d'un rapport estimé à 22 oboles tournois; - 72 arpents 64 perches de terres labourables, | ||
| + | |||
| + | * Au total: 1 206 arpents 34 perches de terres labourables; | ||
| + | |||
| + | * Ces biens ayant été partagés en six lots, les deux fils Charles et Pierre Leprince furent avantagés. Charles, l' | ||
| + | * 1° La terre et seigneurie de La Bretonnière, | ||
| + | * 3° Le moulin de Franchereau et cinq arpents de terre; | ||
| + | * 4° Le fief et les censives des Granges; | ||
| + | * 5° La Maison-Rouge et ses appartenances; | ||
| + | * 6° Le fief de Brécourt et ses appartenances; | ||
| + | * 7° La garenne de La Bretonnière; | ||
| + | * 8° Le bois des Fourneaux; | ||
| + | * 9° Les grands bois près Cochet et la Maison-Rouge; | ||
| + | * 10° 70 arpents 50 perches de bois-taillis à La Briche; le tout estimé d'un rapport annuel de 466 livres 8 sols tournois. | ||
| + | |||
| + | * Pierre Leprince, fils puîné préleva: | ||
| + | * 1° La terre et seigneurie de La Briche; | ||
| + | * 2° 39 arpents 87 perches et demi de terres à la Maison-Neuve; | ||
| + | * 3° 11 arpents 25 perches de bois à La Briche; | ||
| + | * 4° Un arpent et demi de haut bois au même lieu; | ||
| + | * 5° 14 arpents de bois-taillis au même lieu; le tout estimé à 138 livres 18 sols 4 deniers tournois de revenu. | ||
| + | |||
| + | * Le surplus des biens, estimé à 466 livres 2 sols tournois de rente fut partagé en quatre lots égaux. Le premier lot échut à Jean de Mérainville et à Marguerite Leprince, sa femme; le second à Jacques Le Gabilleux et à Marie Leprince, sa femme; le troisième à Jean de l' | ||
| + | |||
| + | * À la suite de ce partage, il y eut quelques stipulations. Entre autres choses, il fut accordé par les cohéritiers à Jacques Le Gabilleux, écuyer, seigneur d' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre V===== | ||
| + | |||
| + | * **Charles Leprince. - Les guerres de religion. - Pierre Leprince. - Jean de Bellemain. - Charles Leprince, second du nom. - Partage de 1601. - Charles Leprince, troisième du nom.** | ||
| + | |||
| + | * Après ce partage, Charles Leprince devint, en 1526, seigneur de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * En 1546, le 13 février, il échangea pour une maison à La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince avait épousé, le 26 février 1527, Madeleine de Quincampoix, | ||
| + | |||
| + | * En 1562, eut lieu le massacre de Vassy. Les calvinistes, | ||
| + | |||
| + | * Pendant que l' | ||
| + | |||
| + | * Le prince de Condé arriva, le 21 novembre 1562, à Ville-Juif. Le lendemain, il attaqua le faubourg Saint-Victor. Repoussé par le duc de Guise et ne pouvant plus faire subsister ses troupes dans un pays déjà ruiné, il se retira, le 10 décembre, par Palaiseau, Limours et Saint-Arnoult pour rentrer en Beauce, laissant à Montlhéry une garnison de calvinistes qui, pendant une année, ravagea les environs. D' | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince échappa au massacre de la Saint-Barthélémy. Le 13 octobre 1573, il partagea ses biens entre ses enfants. De son mariage avec Madeleine de Quincampoix il avait eu deux fils et deux filles: Charles, qui devint seigneur de La Bretonnière; | ||
| + | |||
| + | * D' | ||
| + | |||
| + | * Jean de Bellemain, l' | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince, second du nom, suivit comme son père la carrière des armes et se jeta dans le parti calviniste. La guerre civile et religieuse un instant suspendue, avait permis au roi Henri III d' | ||
| + | |||
| + | * Pendant le siège de Paris contre le duc de Mayenne, siège qui fut abandonné et repris plusieurs fois, les soldats royalistes parcoururent à leur tour le Hurepoix en tous sens. Après la bataille d' | ||
| + | |||
| + | * Alors, après avoir été souvent, par la position de leurs villages, témoins de toutes ces luttes, les habitants de La Norville et de la Bretonnière furent appelés à jouir d'un spectacle bien plus pacifique et bien plus réjouissant. Le pape Léon XI((Il semble qu'il s' | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince mourut en 1601. Le 27 septembre de cette année, le partage de ses biens fut consenti entre ses trois enfants; Charles, encore mineur, assisté de Jean Patru, son procureur, sous l' | ||
| + | |||
| + | * Le château de la Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince troisième du nom, seigneur de La Norville et de la Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince suivit la carrière des armes. Il servit en Allemagne et en Hollande comme volontaire et entra plus tard dans la compagnie des chevau-légers du duc d' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre VI===== | ||
| + | |||
| + | * **Josias Mercier. - Construction du château de La Norville. - Anne Leprince. - Louis Mercier. - La Fronde. - Jacques et Madeleine Mercier.** | ||
| + | |||
| + | * Josias Mercier fut un homme remarquable dans les lettres et la diplomatie, un des calvinistes les plus influents de son temps. Il était fils de Jean Mercier, cadet de Languedoc, et de Marie d' | ||
| + | |||
| + | * Amené aux idées de la Réforme, Jean Mercier, qui n' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * Le choix que Duplessis-Mornay avait fait de lui comme secrétaire dans une circonstance si importante, les services qu'il avait rendus aux calvinistes de Paris, la renommée de son père, ses propres mérites l' | ||
| + | |||
| + | * Henri IV toutefois accorda aux calvinistes rassemblés l' | ||
| + | |||
| + | * En 1603, le duc de Bouillon, chef du parti calviniste, ayant été compromis dans la révolte du maréchal de Biron, passa la frontière. Loin de se tenir en repos, il essaya de fomenter des révoltes en France. A son instigation, | ||
| + | |||
| + | * En 1615, nouvelle réunion des calvinistes à Grenoble. Henri de Bourbon, prince de Condé, mécontent du peu de part qu'on lui donnait aux affaires, était à cette époque en pleine révolte contre la Cour. Une partie de la noblesse s' | ||
| + | |||
| + | * Après avoir, au commencement de 1610, acquis par échange de son beau-frère Charles Leprince le lieu seigneurial de La Norville, Josias Mercier se mit en devoir de construire sur son emplacement un habitation digne de son rang de seigneur haut justicier. Sur l' | ||
| + | |||
| + | * Avec la haute, moyenne et basse justice, qui lui donnait droit de bailliage et de tabellionnage et celui d' | ||
| + | |||
| + | * Josias Mercier fit quelques achats et échanges pour augmenter son domaine. A sa mort, arrivée le 5 décembre 1626, il possédait à La Norville et environs, en dehors du château, de la basse-cour, du parc et des droits féodaux, le pressoir situé en face l' | ||
| + | |||
| + | * De son mariage avec Anne Leprince, Josias Mercier avait eu huit enfants, | ||
| + | * Anne, née en 1602, mariée en 1623, au célèbre Claude de Saumaise; | ||
| + | * Charles, né le 7 décembre 1604, qui eut pour parrain Henri de Rohan et pour marraine Camille Morel; | ||
| + | * Thimothée, né le 6 mars 1606, qui fut présenté au baptême par Thimothée Piédefer, seigneur des Mares et par Judith de Martine; | ||
| + | * Louis, qui devint seigneur de Grigny et de La Norville; | ||
| + | * Marie, née en 1612, épouse de Jean Rabault seigneur de Matheflon; | ||
| + | * Marguerite, femme, en 1654, de Simon Le Maçon, seigneur d' | ||
| + | * Jérôme, né en 1618, | ||
| + | * et Geneviève, née en 1621. | ||
| + | |||
| + | * On a de Josias Mercier un certain nombre d' | ||
| + | * 1° Aristenoeti epistolae grecae cum latina interpretatione et notis; | ||
| + | * 2° Nonii Marcelli de proprietate sermonum nova editio. Accedit libellus Fulgentii de prisco sermone. Au jugement de Colomiés, Mercier a divinement corrigé le livre du grammairien latin qu'il a enrichi de notes. C'est son principal ouvrage; | ||
| + | * 3° Dictys cretensis de bello Trojano et Dares Phrigius de excidia Trojae - additae sunt ad Dictym notae; | ||
| + | * 4° Apulei liber de Deo Socratis - Josias Mercerius e libris manuscriptis recensuit et notas adjecit. | ||
| + | |||
| + | * On a aussi de lui un éloge de Pierre Pithou, quelques lettres publiées dans le recueil de Goldast, d' | ||
| + | |||
| + | * Les écrivains protestants accordent de grandes louanges aux talents et au savoir de Josias Mercier. Colomiès estime que, de tous les critiques de son temps, il est celui dont les conjectures sont les plus certaines. D' | ||
| + | |||
| + | * Après la mort de Josias Mercier, sa veuve Anne Leprince resta pendant une quinzaine d' | ||
| + | |||
| + | * Anne Leprince, pendant son administration, | ||
| + | |||
| + | * En 1638, le 26 novembre, elle vendit, tant en son nom qu'en celui de Geneviéve Mercier, sa fille mineure dont elle avait la garde noble, et en celui de Louis Mercier, seigneur de La Norville, son fils émancipé d' | ||
| + | |||
| + | * Louis Mercier, écuyer, troisième fils de Josias Mercier et d'Anne Leprince, était en possession de La Norville au mois de juillet 1642. C'est de son temps que le pays et la seigneurie eurent à souffrir des troubles de la Fronde arrivés pendant la minorité de Louis XIV. | ||
| + | |||
| + | * Le prince de Condé, mécontent de la reine mère et de Mazarin, avait résolu, en l' | ||
| + | |||
| + | * À la nouvelle du départ de Condé, Turenne et d' | ||
| + | |||
| + | * Dans ces expéditions, | ||
| + | |||
| + | * Louis Mercier, seigneur de La Norville, avait habité pendant ces troubles le château de Grigny, sa résidence ordinaire. Lorsque les temps furent devenus meilleurs, il s' | ||
| + | |||
| + | * En 1671, Louis Mercier rendit un aveu et dénombrement de sa seigneurie. Il mourut vers l' | ||
| + | |||
| + | * À sa mort, deux seulement de ces enfants, Madeleine et Jacques étaient encore vivants. Jacques se convertit au catholicisme en 1673. Il avait alors seize ans. Le 28 mars 1674, émancipé d'âge et jouissant de ses droits sous l' | ||
| + | |||
| + | * En 1677, le bailli de La Norville rendait la justice au nom de Jacques Mercier. Toutefois, il n' | ||
| + | |||
| + | * À Jacques Mercier échurent les seigneuries de Grigny et de La Norville. Cette dernière comprenait: la maison seigneuriale et son enclos fermé partie de murs, partie de fossés et de haies vives d'une contenance de 26 arpents de terres, d'un arpent 64 perches de vignes, de 20 perches et demi de friches et de 4 arpents et demi de bois; 24 arpents 75 perches de terre labourables; | ||
| + | |||
| + | * Jacques Mercier mourut peu après ce partage. Sa sœur Madeleine Mercier recueillit sa succession et, le 8 janvier 1682, la céda à messire Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, valet de chambre du roi, trésorier des guerres de la Franche-Comté, | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre VII===== | ||
| + | |||
| + | * **Jean-Baptiste Choderlot de La Clos - Érection de la seigneurie de La Norville en châtellenie. - Le marquis de Péry.** | ||
| + | |||
| + | * Le 8 janvier 1682, Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, valet de chambre ordinaire du roi et trésorier des guerres de la Franche-Comté, | ||
| + | |||
| + | * Lorsque le bail consenti à Antoine Savary eut pris fin, Jean-Baptiste Choderlot de La Clos vint habiter sa seigneurie mais auparavant il avait obtenu du roi Louis XIV, à la personne duquel il était attaché, plusieurs faveurs signalées. | ||
| + | |||
| + | * Au moment où les seigneuries changeaient de maître, les acquéreurs ou les héritiers devaient payer au suzerain ou au roi, lorsqu' | ||
| + | |||
| + | * Au mois de février 1685, le même souverain, sur la demande de Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, éleva la seigneurie de La Norville au rang de châtellenie, | ||
| + | * Louis, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à tous, présents et à venir, salut: | ||
| + | * Notre amé(((sic) Sans doute: aimé.)) Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, l'un de nos valets de chambre ordinaires, écuyer, seigneur du fief de La Norville, ses appartenances et dépendances, | ||
| + | * Mandons à nos armées et féaux conseillers les gens tenant notre Cour de Parlement à Paris à tous autres nos officiers qu'il appartiendra que ces présentes ils fassent enregistrer, | ||
| + | * Par le roy: COLBERT | ||
| + | |||
| + | * Jean-Baptiste Choderlot de la Clos n'usa pas de tous les privilèges qui lui ainsi accordés. Il prit dans les actes publics et particuliers le titre de seigneur châtelain, mais il se contenta de cet honneur. Il n'y a pas d' | ||
| + | |||
| + | * Au mois de novembre 1687, le roi Louis XIV octroya une nouvelle faveur à Jean-Baptiste Choderlot de La Clos. Par brevet signé Louis, contresigné Colbert et enregistré au greffe du Trésor au palais le 3 décembre de la même année, il reçut en don tous les biens meubles et immeubles ayant appartenu à une nommée Perrone Francard, échus au roi par droit de bâtardise et de déshérence. A cette date, le seigneur de La Norville était conseiller, secrétaire du roi, maison, couronne de France et de ses finances((Archives du château de La Norville.)). | ||
| + | |||
| + | * Il avait cherché de tout son pouvoir à embellir sa propriété et à augmenter ses domaines. Pour dégager les abords du château, il avait acheté et détruit plusieurs maisons qui lui faisaient face sur le terrain appelé aujourd' | ||
| + | |||
| + | * De son mariage avec Marie-Auguste Lebeau, il avait eu plusieurs enfants: | ||
| + | * François-Charles, | ||
| + | * Jean-Baptiste, | ||
| + | * Françoise-Athémaïse, | ||
| + | * Marie-Basile, | ||
| + | * Nicole-Charlotte, | ||
| + | * Anne-Marie-Victoire, | ||
| + | |||
| + | * Les armes de Jean-Baptiste Choderlot de La Clos passées en sautoir accompagnées de quatre flammes de gueules, au chef d'azur semé de billettes d'or. | ||
| + | |||
| + | * La famille de La Clos se fit remarquer à La Norville par sa grande piété et sa grande charité. | ||
| + | |||
| + | * Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, son épouse, son fils et ses filles ne dédaignaient pas de se mêler aux habitants de la seigneurie pour prendre part à leurs peines et à leurs joies. Ils tinrent sur les fonts baptismaux presque tous les enfants de leurs serviteurs, signèrent comme témoin un grand nombre d' | ||
| + | |||
| + | * Après la mort de Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, la seigneurie de La Norville fut administrée par sa veuve Marie-Auguste Lebeau jusqu' | ||
| + | |||
| + | * Le marquis de Péry fut un grand homme de guerre. Ses états de service sont des plus brillants et des plus honorables. Né en Corse, en l' | ||
| + | |||
| + | * Chargé au mois d' | ||
| + | |||
| + | * Au mois de mai de l' | ||
| + | |||
| + | * La prise de l'île du Marquisat fit concevoir au maréchal de Villars le projet de s' | ||
| + | |||
| + | * Employé en Alsace pendant l' | ||
| + | |||
| + | * Le marquis de Péry se retira complètement alors dans sa seigneurie de La Norville. Les nombreuses expéditions auxquelles il avait pris part l' | ||
| + | |||
| + | * Après la paix, suivant en cela les exemples de son défunt beau-père Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, le marquis de Péry donna à ses vassaux de nombreuses marques d' | ||
| + | |||
| + | * Le marquis de Péry fit aussi tous ses efforts pour agrandir ses domaines. Il se rendit acquéreur d'un arpent de vigne à la fontaine Saint-Denis, | ||
| + | |||
| + | * Le marquis de Péry mourut à La Norville le 4 mars 1721, à l'âge de soixante-quatorze ans. Il laissait deux filles: Marie-Charlotte qui épousa Louis-Nicolas Groult de Flacourt, écuyer, en 1738, grand-maître des eaux et forêts du département d' | ||
| + | |||
| + | * Le corps du marquis de Péry fut inhumé dans le choeur de l' | ||
| + | |||
| + | * Un mausolée avait été élevé en son honneur dans la chapelle de Notre-Dame des Minots, à l' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre VIII===== | ||
| + | |||
| + | * **Le marquis de Simiane. - Le comte de Sabran. - François-Jules Duvaucel. - Jules-Nicolas Duvaucel. - Binet de Boisgiroult.- Bidé de La Grandville. - Louis-Jacques Baron.** | ||
| + | |||
| + | * Athénaïse Choderlot de La Clos, veuve du marquis de Péry, conserva la seigneurie de La Norville en sa possession jusqu' | ||
| + | |||
| + | * François-Antoine, | ||
| + | |||
| + | * Messire Honoré, comte de Sabran, des comtes de Forcalquier, | ||
| + | |||
| + | * Deux événements quelque peu considérables avaient marqué le passage du comte Sabran à La Norville. En 1732, il obtint de la Chancellerie du Palais des lettres à terrier à la suite desquelles il ordonna le dénombrement de ses vassaux. En 1737, le 18 février, il fit célébrer dans l' | ||
| + | |||
| + | * François-Jules Duvaucel acheta le seigneurie de La Norville pour la somme de 200,000 livres; mais à peine cette vente était-elle consentie que trente-sept créanciers du comte de Sabran, ou soi-disant tels vinrent mettre opposition à la délivrance du prix d' | ||
| + | |||
| + | * François-Jules Duvaucel, en possession des immenses ressources que procurait alors la charge de fermier-général, | ||
| + | |||
| + | * Cette seigneurie n' | ||
| + | |||
| + | * Ces domaines passèrent en 1643 à Thomas Galland, puis, en 1666, à Pierre Musnier, huissier ordinaire du roi. Le 26 juillet 1670, ils furent achetés par Pierre Girardin, conseiller du roi et, le 18 mars 1676, par Nicolas Petit, valet de chambre de Louis XIV. Celui-ci, en 1682, acquit la seigneurie de Marivatz de concert avec Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, seigneur de La Norville, et, en 1700, la ferme de Mondonville qui fut démolie par ses héritiers. En 1693, d' | ||
| + | |||
| + | * C'est ce domaine ainsi considérablement augmenté et amélioré que François Jules Duvaucel acquit en 1738. Peu de temps après son acquisition, | ||
| + | |||
| + | * De son mariage avec Renée Taboureau, il avait eu trois fils: Jules-Nicolas, | ||
| + | |||
| + | * À son entrée en jouissance, Jules-Nicolas Duvaucel trouva le château de La Norville tel que Josias Mercier l' | ||
| + | |||
| + | * Le château se trouvant ainsi dégagé, n' | ||
| + | |||
| + | * Jules-Nicolas Duvaucel, comme quelques-uns de ses prédécesseurs, | ||
| + | |||
| + | * Les dépenses exagérées que Jules-Nicolas Duvaucel fit pour embellir et augmenter sa propriété, | ||
| + | |||
| + | * Avec le château et son parc de cent arpents, le petit château, la basse-cour, le potager, six fiefs servants, cinq fiefs annexés, 1,959 livres de rentes sur particuliers, | ||
| + | |||
| + | * En devenant la propriété de Louis-René Binet de Boisgiroult, | ||
| + | |||
| + | * Les nouveaux seigneurs prirent possession de leur terre le 9 juin 1763. Les habitants du village fatigués des nombreux changements survenus depuis la mort du marquis de Péry, crurent alors en des jours meilleurs et à une stabilité plus grande. Ils reçurent avec enthousiasme les nouveaux propriétaires. Le curé de la paroisse et son clergé les introduisirent dans l' | ||
| + | |||
| + | * Les habitants de La Norville avaient lieu, du reste, d' | ||
| + | |||
| + | * Dans ses loisirs, il mit ses soins à régler une suite de différents qui s' | ||
| + | |||
| + | * Cet échange est l'acte d' | ||
| + | |||
| + | * Le Nouveau seigneur de La Norville sut bientôt conquérir les sympathies de la population. Homme d' | ||
| + | |||
| + | * Jean-François-Henri-Anne-Louis de La Croix, comte de Castries, au retour de l' | ||
| + | |||
| + | * De son mariage avec Adélaide-Marie Baron, il avait eu deux fils: Charles-Eugène-Gabriel-Gaspard-Louis qui mourut, le 13 avril 1789, à l'âge de trois mois et fut inhumé dans le chœur de l' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre IX===== | ||
| + | |||
| + | * **Fiefs dépendant de La Norville: la Boucherie de Châtres. - Voisins-le-Bretonneux. - Varennes ou la Maison-Rouge. - Videlles. - Viviers. - Le Bois de Presle. - La Lance. - La Rue du clos. - Marivatz. - Vallorge. - Les Bois-Défendus.** | ||
| + | |||
| + | * Les seigneuries de La Norville et de La Bretonnière ayant été réunies au XVIe siècle, il est assez difficile de déterminer, | ||
| + | |||
| + | * On peut admirer œuvre d' | ||
| + | |||
| + | ====La Boucherie de Châtres==== | ||
| + | |||
| + | * Dès le XIIe siècle, les seigneuries de La Norville avaient des droits sur les Boucheries de Châtres. En 1190, ces droits furent contestés par le prieur de l' | ||
| + | |||
| + | * Ce fief fut vendu avec la seigneurie par Jacques de Beaujeu à Pierre Leprince en 1474. Au XVIe siècle, il consistait en 4 livres 10 sols de cens et rente, payés chaque année le jour de la Saint- Blaise, et en cinq quartiers de mouton, fournis au jour de l' | ||
| + | |||
| + | * En 1660, les boucheries n' | ||
| + | |||
| + | * Le fief des Boucheries était dans la mouvance de Bruyères-le-Châtel. Les seigneurs de La Norville, Pierre Leprince, son fils Charles, Louis Mercier et les autres, en firent toujours dans le temps et les circonstances marqués par la coutume les actes de foi et d' | ||
| + | |||
| + | ====Voisins-le-Bretonneux.==== | ||
| + | |||
| + | * Lorsque Jean le Breton rendit au roi Charles V, en 1366, à cause de sa maison de La Norville, un aveu et dénombrement de ce qu'il tenait en fief de ce prince, il fit mention de cinq arrière-fiefs dépendant de sa seigneurie et sis à Voisins-le-Bretonneux, | ||
| + | |||
| + | * Dans la suite des temps, ces fiefs prirent différents noms. A la fin du XVe siècle, on les appelait: le fief de Guernot-Méridon, | ||
| + | |||
| + | * Plus tard, ce village et les fiefs dépendant de La Norville furent enclavés dans le grand parc de Versailles. Au temps de Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, en 1685, le fief de Voisins consistait en justice et autres droits seigneuriaux, | ||
| + | |||
| + | * En 1601, la mouvance de ce fief avait été estimée à la somme de 10 écus; en 1681, à celle de 90 livres. Les droits de mutation payés en 1685 par les héritiers de Pierre Gilbert, conseiller au Parlement, montèrent à la somme de 440 livres. | ||
| + | |||
| + | * À la fin du XVe siècle, les fiefs de Voisins-le-Bretonneux, | ||
| + | |||
| + | * Le reste du fief de Voisins demeura dans la famille des Gilbert. Pierre Gilbert, premier du nom, étant mort en 1599, sa veuve demanda la même année l' | ||
| + | |||
| + | ====Varennes ou La Maison-Rouge.==== | ||
| + | |||
| + | * Les fiefs de Varennes, la Maison-Rouge et leurs dépendances, | ||
| + | |||
| + | En 1481, Varennes et la Maison-Rouge étaient possédés par Jean de Châtillon, écuyer, seigneur de Moncontour. En 1515, les biens de ce seigneur ayant été saisis et vendus, Hélène de Chambez, dame de Boissée, Chilleuse et Farcheville, | ||
| + | |||
| + | * Jean de Bretagne, comte de Penthièvre, | ||
| + | |||
| + | * En 1583, un autre Claude de Châtillon, chevalier de l' | ||
| + | |||
| + | * De son mariage avec Lucrèce Jousselin, il avait eu douze enfants: huits garçons: Maximilien, l' | ||
| + | |||
| + | * Le 9 juillet 1661, Maximilien Jupin, chevalier, baron de Bouville, était en possession des fiefs de Varennes et de la Maison-Rouge. Il en rendit en son propre aveu et dénombrement à Louis Mercier et mourut le 8 décembre 1673. Etienne Jupin, seigneur de Dorvans; Nicolas Jupin, seigneur de Bretonvilliers, | ||
| + | |||
| + | * Résidant à Verdun, lieu de son bénéfice, il se défit des fiefs de Varennes et de la Maison-Rouge et les vendit à François Maynon, conseiller du Roi en la cour du Parlement. Le fils de ce dernier, Vincent Maynon, chevalier, aussi conseiller en la Cour de Parlement, hérita de ces terres et mourut en 1738 laissant, de son mariage avec Marie-Agnès Bouvars de Fourqueux, trois fils: Vincent-Michel Maynon, qui lui succéda dans sa charge; Guillaume-François et Etienne Maynon. L' | ||
| + | |||
| + | ====Videlles.==== | ||
| + | |||
| + | * Les titres qui se rapportent au fief de Videlles, près Milly, en Gâtinais, en la coutume d' | ||
| + | * 1° celui du Mesnil, tenu en 1328 par Jean Mesbard, gendre de Jean Chesnot, décédé, en son vivant bourgeois de La Ferté, comprenant: les deux arpents de terre du manoir du Mesnil avec deux autres arpents de terre dépendant de ce manoir; environ deux arpents de terre au terroir du Mesnil, tenant à un nommé Berthault Daubeterre, et à la Corne-Brisée; | ||
| + | * 2° Le fief de Boigny, tenu en 1338 par Renaud de La Salle, bourgeois de La Ferté, comprenant: un friche d' | ||
| + | * 3° Le fief de Messis, en la paroisse de Chevannes, châtellenie de [[: | ||
| + | * 4° Un autre fief à Messis, tenu en 1390 par Simon de Villebon, écuyer, demeurant à Milly, comprenant toutes les maisons, masures et jardins, de la contenance d' | ||
| + | * 5° Un fief tenu en 1347 par Laurent Lencesne, bourgeois de La Ferté, comprenant: deux arpents environ de terre tenant au chemin de Guigneville au Mesnil-Mingot; | ||
| + | * 6° Un autre fief tenu en 1341 par Simon de Mélanfroy, comprenant quarante arpents de terres et bois au finage des fries. | ||
| + | |||
| + | * Quelques-uns de ces arrière-fiefs gardèrent leurs noms; d' | ||
| + | |||
| + | * La consistance du fief de Videlles changea aussi d'une manière considérable. En 1670, il ne comprenait plus qu'un manoir en ruines, sis à Videlles, avec les jardins et terres y attenant, la moyenne et basse justice, cinq arpents de terre au chemin de Milly, vingt-quatre arpents près le chemin de Boutigny, un arpent au lazzi Garreau, 8 livres parisis environ de cens, trois droitures et les trois quarts d'une autre. Les six arrière-fiefs ci-dessus nommés faisaient toujours partie de la seigneurie, mais on n'en connaissait plus alors ni la situation, ni les propriétaires. La mouvance du fief de Videlles, estimée à 50 écus, dans le partage de 1601, fut évaluée, en 1681, à la somme de 316 livres. | ||
| + | |||
| + | * La seigneurie de Videlles était possédée en 1328 par Simon de Macy, chevalier; en 1347, par Gui du même nom; en 1378, par Aleps, veuve de Hubert de Poinet ou de Pointe. C'est elle qui rendit, vers cette époque, un aveu et dénombrement à Jean le Breton, écuyer, seigneur de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Louis de Vendôme, qui vivait en 1518, puis François du même nom, prince de Chabannais, vidame de Chartres, capitaine de cinquante hommes d' | ||
| + | |||
| + | * Les seigneurs de La Bretonnière et de la Norville avaient jusqu' | ||
| + | |||
| + | * Louis Mercier produisit à son tour les titres qui lui donnaient le droit de suzeraineté, | ||
| + | |||
| + | * Vaincu sur le fond, Jean Perrault rendit, le 9 décembre 1670, par l' | ||
| + | |||
| + | * Par testament olographe du 24 août 1677, Jean Perrault légua la terre de Videlles à Marie-Jeanne Perrault, sa fille. Celle-ci épousa en premières noces Louis Beaupoil de Saint-Aulaire, | ||
| + | |||
| + | * En 1723, Marc-Antoine Front Beaupoil de Saint-Aulaire, | ||
| + | |||
| + | ====Viviers en la paroisse d' | ||
| + | |||
| + | * Le 9 juillet 1453, Bureau Boucher, conseiller et maître des requêtes de l' | ||
| + | |||
| + | * Étienne Boucher, élu de Paris, hérita de ces propriétés, | ||
| + | |||
| + | * Cette dernière étant morte sans enfant, ses deux neveux, Guillaume de Balzac, seigneur d' | ||
| + | |||
| + | * Quelques difficultés s' | ||
| + | |||
| + | * Charles de Balzac vint à son tour; il voulut ôter son épée, ses éperons et mettre un genou en terre pour faire son acte de soumission. Charles Leprince releva l' | ||
| + | |||
| + | * Les biens de Thomas de Balzac ayant été enfin partagés, le fief de Viviers échut à Anne de Balzac. Mariée à François de l' | ||
| + | |||
| + | * Robert de Balzac, dans cette acquisition, | ||
| + | |||
| + | * Depuis cette année jusqu' | ||
| + | |||
| + | * En 1785, la régie du fief de Viviers fut mise sous l' | ||
| + | |||
| + | * Les anciens domaines consistaient en un manoir seigneurial; | ||
| + | |||
| + | * Les domaines acquis depuis 1620 comprenaient: | ||
| + | |||
| + | * Les censives consistaient en 13 sols 6 deniers obole pite parisis, payables chaque année au jour de saint Remy, à prendre sur 6 arpents 89 perches de terre, au champtier de Courtemeulle ou terre Labbé; en 9 sols 6 deniers parisis , payables chaque année à la même époque, à prendre sur 4 arpents 75 perches de terre au même terroir, possédés par la fabrique de Villejust, le curé de cette paroisse et le comte d' | ||
| + | |||
| + | ====Bois de Presle.==== | ||
| + | |||
| + | * Vers le milieu du XVe siècle, vivait un nommé Jean de Presle, écuyer. Ce seigneur possédait deux arrière-fiefs à Basville et un certain nombre de terres et de bois dans la paroisse de Boissy-le-Sec, | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince, seigneur de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * Dans ces différents changement, on n' | ||
| + | |||
| + | * Le fief du Bois de Presle consistait alors en 10 livres tournois de cens portant lods et ventes, saisines et amendes à prendre sur plusieurs terres, autrefois en bois, sises au lieu dit la vallée sous les esclèches, enclavées dans le territoire de Boissy et tenant aux biens des Célestins de Marcoussis. | ||
| + | |||
| + | * Après de Pavyot, la seigneurie de Boissy-le-Sec et le fief du Bois de Presle passèrent à Marie-Madeleine Le Tellier, dame de Fresne et de Saudreville, | ||
| + | |||
| + | ====Lance.==== | ||
| + | |||
| + | * Le fief de la Lance était situé entre La Norville et chapelle appelée la maladrerie Saint-Blaise, | ||
| + | |||
| + | * Les premiers titres qui s'y rapportent sont de l' | ||
| + | |||
| + | * Le 25 janvier 1609, du consentement de Josias Mercier, seigneur de La Norville et en partie de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * En 1601, la mouvance de ce fief fut évaluée à la somme de 4 écus; en 1681, à celle de 70 livres. | ||
| + | |||
| + | ====La Rue du Clos.==== | ||
| + | |||
| + | * Le fief du Clos était situés dans la ville de Châtres, dans la rue appelée du Clos. Réuni au domaine de La Norville ou de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * En 1730, il consistait en 2 sols 24 deniers de cens dus par le marquis d' | ||
| + | |||
| + | ====Marivatz.==== | ||
| + | |||
| + | * Le fief de Marivatz fut rattaché pendant fort peu de temps à la seigneurie de La Norville. Acheté par François-Jules Duvaucel, le 10 septembre 1738, à Nicolas-Pascal Petit, seigneur de Bois d' | ||
| + | Vallorge. | ||
| + | |||
| + | * Le fief de Vallorge consistait en 84 arpents de terre en plusieurs pièces, sises entre Vallorge et La Crosnerie, sur le territoire de Leuville. Ce fief, dépendant originairement de La Bretonnière, | ||
| + | Les Bois-Défendus. | ||
| + | |||
| + | * Le fief de Cochet ou des Bois-Défendus dépendait originairement de La Bretonnière. Il échut à Josias Mercier dans le partage de 1601 et consistait alors en 25 ou 26 arpents de terre sis au terroir de La Bretonnière et anciennement appelés les Bois-Défendus; | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre X===== | ||
| + | |||
| + | * **Les Granges et fiefs en dépendant: Basville et la Folleville, la Vacheresse, les dîmes de Ragonnant, Echainvilliers.** | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * La Motte et l' | ||
| + | |||
| + | * Quoi qu'il en soit, il est certain que les Granges existaient au XIIe siècle. Dans le cartulaire de Saint-Maur-des-Fossés, | ||
| + | |||
| + | * Au XIVe siècle, les titres qui se rapportent à cette seigneurie sont plus explicites et plus nombreux. Ils permettent de donner la suite non interrompue des maîtres de ce domaine. En l' | ||
| + | |||
| + | * Ce Simon de Bourron eut une fille, nommée Isabelle, qui épousa Gervais de Prunault. En 1440, elle était morte et son mari avait le bail et l' | ||
| + | |||
| + | * Renaude de Prunault, soeur de Marie, avait épousé Jean de Brissac, écuyer. Le 9 février 1477, tous deux vendirent à Charles de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * C'est dans cet aveu que l'on trouve pour la première fois la consistance exacte de la seigneurie des Granges. Cette terre était assez considérable comme on en pourra juger par le détail suivant. | ||
| + | |||
| + | * Le fief comprenait: | ||
| + | * 1° Un hôtel et manoir nommé les Granges-les-Châtres avec motte close à eau surmontée d'un donjon en ruine; cour et colombier, jardin à l' | ||
| + | * 2° Du côté opposé au manoir, une maison et masure dans laquelle étaient une cave et un pressoir bannier en ruines: à la banalité de ce pressoir étaient soumis, avant 1481, 32 arpents et un quartier de vignes, au champtier de Boinville, dit plus tard de La Lance; en 1481, ces vignes étaient converties en terres labourables; | ||
| + | * 3° La rivière d'Orge et Garenne, droit de pêche depuis le moulin Morand jusqu' | ||
| + | * 4° La justice moyenne et basse jusqu' | ||
| + | * 5° Le droit de forage et de rouage sur tous les hôtes, hommes et sujets des Granges, et sur tous les héritages tenus en censive de cette seigneurie; | ||
| + | * 6° 6 arpents de terre devant la porte du manoir; | ||
| + | * 7° Un arpent de vigne au vignoble de Châtres, lieu dit Chielou; | ||
| + | * 8° Trois arpents de pré enclos de fossés, derrière le manoir, avec six corvées pour les faner dues par plusieurs sujets de la seigneurie; | ||
| + | * 9° Trois arpents d' | ||
| + | * 10° Deux arpents environ d' | ||
| + | * 11° 26 livres parisis de menus cens; | ||
| + | * 12° 83 arpents de terre en une pièce sise entre La Bretonnière et le moulin d' | ||
| + | * 13° 19 sols parisis de rente que le seigneur des Granges avait d' | ||
| + | * 14° 2 sols parisis de cens annuel à percevoir sur les vignes du prieur de Saint-Didier de Bruyères; | ||
| + | * 15° 10 sols parisis de cens annuel à prendre sur les fossés de la basse-cour du château de Bruyères, sous la vieille porte. | ||
| + | |||
| + | * De la seigneurie des Granges dépendaient, | ||
| + | * Le fief de Basville, ayant appartenu autrefois à Simon de Bourron et réuni au domaine, composé d'un manoir et courtil contenant deux arpents environ; de 70 arpents de terre; 30 arpents de pré; 5 quartiers de vigne, deux jardins, 5 livres, 10 sols de menus cens; 13 droitures sur plusieurs héritages; des cens de la Notre-Dame de Mars valant 50 sols parisis; des Champarts de ce lieu rapportant deux muids de grain par an; de la justice moyenne et basse; des saisines; des rouages et forages, et d'une certaine quantité de terres en friches, aux environs de Basville. | ||
| + | * Du fief de Basville dépendaient plusieurs arrière-fiefs relevant avec la seigneurie de ce lieu du fief des Granges et par suite de Bruyères-le-Châtel, | ||
| + | * 1° un fief tenu par Jean Pavyot, écuyer, comprenant masures et vignes sises à Basville; 40 sols parisis de cens; un jardin et quatre droitures et demie; | ||
| + | * 2° Un autre fief ayant appartenu à Jean de Presle, écuyer, alors possédé par Roberte de Brichanteau, | ||
| + | * 3° Un troisième arrière-fief, | ||
| + | * 4° Un quatrième arrière-fief, | ||
| + | * 5° Un fief à la Folleville ayant appartenu à René de Villebon, écuyer; | ||
| + | * 6° Un autre fief au même lieu ayant appartenu à Simon de Villebon, écuyer, composé d'une maison, cour, jardin, colombier, 4 arpents de pré et 10 arpents de terre; | ||
| + | * 7° Un autre fief au même lieu ayant appartenu à Jean de Presle et depuis à Roberte de Brichanteau, | ||
| + | * 8° Un autre fief à l' | ||
| + | |||
| + | * Quelques-uns de ces arrière-fiefs, | ||
| + | |||
| + | * Avec le fief de Basville relevaient encore des Granges: le fief d' | ||
| + | |||
| + | * Charles de Brichanteau mourut en l' | ||
| + | |||
| + | * Pernelle de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * Louis de Brichanteau eut les terres et seigneuries de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * La part de Catherine de Brichanteau fut composée de la terre et seigneurie de la Cour d' | ||
| + | |||
| + | * Marie de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * Par ce partage, le fief des Granges fut rattaché à La Bretonnière et à La Norville déjà possédées par Pernelle de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * Charles Leprince, fils aîné de Pernelle de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * Ils en rendirent foi et hommage, aveux et dénombrements aux seigneurs de Bruyères-le-Châtel dans la mouvance desquels il se trouvait; le 28 septembre 1527, à Jacques de La Rochette, seigneur d' | ||
| + | |||
| + | * Du temps de ce seigneur, le fief des Granges se composait encore: | ||
| + | * 1° de la place où était l' | ||
| + | * 2° De l' | ||
| + | * 3° De 6 arpents de pré, d'une aunaie; | ||
| + | * 4° Du droit de pêche dans la rivière d' | ||
| + | * 5° Du droit de moyenne et basse justice jusqu' | ||
| + | * 6° Du droit de forage et de rouage sur les héritages du fief; | ||
| + | * 7° D'un arpent de vigne prés Saint-Eutrope; | ||
| + | * 8° De 11 sols 9 deniers de cens à percevoir le jour de saint Rémy sur plusieurs propriétés à Bruyères-le-Châtel; | ||
| + | * 9° De 2 sols parisis de cens sur les vignes du prieur de Bruyères; | ||
| + | * 10° De 32 livres un sol 3 deniers de censives sur plusieurs maisons sises à Châtres, aux fauxbourg Morand et Saint-Germain, | ||
| + | * 11° De 9 sols parisis de cens et rente à prendre sur le fief et château de La Bretonnière; | ||
| + | * 12° De 9 sols parisis de cens et rente à percevoir sur les fossés et basse-cour du château de Bruyères, devant la vieille porte; | ||
| + | * 13° Et des arrières-fiefs d' | ||
| + | |||
| + | * En 1682, Jean-Baptiste Choderlot de La Clos rendit foi et hommage des Granges à Jean-Louis Lemairat, chevalier, marquis de Bruyère, conseiller du roi en la cour de Parlement; en 1730, le marquis de Simiane rendit les mêmes devoirs à Joachim Lemairat, fils du précedent président de la Chambre des Comptes à Paris; en 1757. Jules-Nicolas Duvaucel se soumit de même à Louis-Charles Lemairat. Ce seigneur en 1764 président de la Chambre des comptes, ayant obtenu des lettres à terrier, exigea de ses vassaux le dénombrement détaillé de leurs terres. Il trouva fort incomplet celui des Granges que rendit le marquis de La Grandville et voulut le blâmer parce qu'il ne contenait pas l' | ||
| + | |||
| + | * Le 27 avril 1785, Louis-Jacques Baron, seigneur de La Norville, paya pour droit de quint et de requint, à l' | ||
| + | |||
| + | ====Basville et La Folleville==== | ||
| + | |||
| + | * Les terres et seigneuries de Basville et de la Folleville, au XIVe siècle en la possession de Simon de Villebon, avaient été mises à cette époque sous la dépendance de la seigneurie des Granges et donné leurs titres avec les droits qui en découlaient aux propriétaires de ce fief. Avec les Granges, elles avaient appartenu à Simon de Bourron, à Gervais de Prunault, à Charles de Brichanteau, | ||
| + | |||
| + | * Le 25 avril 1559, il vendit ces terres à Charles de Lamoignon, conseiller du roi en la Cour de Parlement. Ce dernier en rendit foi et hommage, le 19 mai suivant, à Charles Leprince, seigneur de La Bretonnière, | ||
| + | |||
| + | * En 1601, la mouvance de ces fiefs avait été estimée à la somme de 60 écus. | ||
| + | |||
| + | ====La Vacheresse.==== | ||
| + | |||
| + | * Le fief de la Vacheresse, en la paroisse de Gometz-la-Ville, | ||
| + | |||
| + | * Le 19 mai 1394, le fief de la Vacheresse était possédé par Henri de Bérigny, écuyer, qui en rendit aveu et dénombrement à Simon de Villebon, seigneur des Granges; en 1406, par Nicolas de Villetain, écuyer, échanson du roi, seigneur de Gif et vicomte de Châteaufort; | ||
| + | |||
| + | * En 1553, ce fief était entre les mains de Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, | ||
| + | |||
| + | * Le fils de ce dernier, Mathurin de Marle, en rendit foi et hommage, le 21 janvier 1615, à Josias Mercier, seigneur de La Norville. En 1643, la veuve de Mathurin de Marle, Anne Leduc, échangea le fief de la Vacheresse avec Gilles de Trappu, écuyer, seigneur de Belleville, bourgeois de Paris, pour d' | ||
| + | |||
| + | =====Le fief des Graviers ou des Dîmes de Ragonnant.===== | ||
| + | |||
| + | * Le fief des Graviers ou de Ragonnant était dans la paroisse de Gometz-la-Ville, | ||
| + | |||
| + | * Ces dîmes dépendaient des Granges. Leur mouvance fut estimée, en 1681, à la somme de 34 livres. Elles demeurèrent unies à la Vacheresse et furent possédées par les maîtres de ce fief depuis l' | ||
| + | |||
| + | * Vers 1535, à la suite d'un partage fait entre les héritiers de Louis de Bergerac, seigneur de La Vacheresse, un 14e des dîmes de Ragonnant échut à Jeanne de Bergerac, épouse de Jean Gobert, avocat à Montfort-l' | ||
| + | |||
| + | * La propriétés des dîmes de Ragonnant fut attaquée d'une manière plus radicale au commencement du XVIIe siècle. Le curé de Gometz-la-Ville, | ||
| + | |||
| + | * Après la mort de Mathurin de Marle, arrivée vers 1640, les dîmes de Ragonnant échurent à deux de ses filles: Catherine, épouse de Jean de Fleury, seigneur de Violette, chevalier du Saint-Empire, | ||
| + | |||
| + | * En 1746, ce fief était encore dans la même famille et possédé par Louise-Thérèse Cottard. Cette dernière mourut le 10 octobre 1747 et ses biens passèrent à l'un de ses cousins, Etienne Fijan, conseiller au parlement de Dijon, baron de Talmay, Barin, Montigny, Montfort et Bois-Fossé de Périgny. Trois jours après son héritage, Etienne Fijan vendit les dîmes de Ragonnant à André-Christophe Taconnet, écuyer ordinaire du petit commun du roi. Devenu en 1760 contrôleur de la bouche et maison de la reine, chef de panneterie et d' | ||
| + | |||
| + | ====Le fief d' | ||
| + | |||
| + | * Le fief d' | ||
| + | |||
| + | * De nombreuses contestations s' | ||
| + | |||
| + | * Avec Regnault Lambert les luttes recommencèrent, | ||
| + | |||
| + | * Grande fut donc la surprise des Bénédictins de Saint-Germain des Prés lorsqu' | ||
| + | |||
| + | * Après Antoine Lambert, la marquise de l' | ||
| + | |||
| + | * D' | ||
| + | |||
| + | * En 1606, la mouvance de ce fief avait été évaluée à la somme de 4 écus; en 1681, à la somme de 120 livres. | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre XI===== | ||
| + | |||
| + | * **Le fief des Carneaux. - La ferme de l' | ||
| + | |||
| + | ====Le fief des Carneaux==== | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | |||
| + | * Le manoir ainsi vendu avait été donné à Comtesse et à Marguerite par le roi de France. Le consentement du souverain était encore nécessaire pour la validité du contrat. Les vendeurs s' | ||
| + | |||
| + | * Henri et Thomas de La Norville n' | ||
| + | |||
| + | * Ce manoir, avec les deux arpents de terre qui l' | ||
| + | |||
| + | * Ce fief devint, très probablement par un mariage contracté par Comtesse ou par Marguerite, la propriété de la famille des de La Neufville. En 1392, il était possédé par Clément de ce nom et, dans la première moitié du XVe siècle, par Catherine de La Neufville, épouse de Jean des Noyers, écuyer, secrétaire du roi. La descendance masculine de Jean des Noyers et de Catherine de La Neufville s' | ||
| + | |||
| + | * Charles de Joussier, à sa mort, laissa une nombreuse famille; deux fils: Adrien et Claude, et cinq filles: Anne, Agnès, Charlotte, Marie-Anne et Valentine. Le fief des Carneaux ne fut pas partagé. Le 28 août 1550, Nicolas Perrot, marchand drapier, bourgeois de Paris, et Clément Lecop, marchant demeurant à Châtres, achetèrent pour la somme de 1,110 livres les droits qu' | ||
| + | |||
| + | Les deux autres cinquièmes du même fief furent acquis par Robert Croisille et Catherine Biseau, son épouse, le 11 juillet 1561, de noble homme Antoine de Saussay, écuyer, seigneur de la Chapelle de Lanson, en Champagne, époux d' | ||
| + | |||
| + | * En 1578, le fief des Carneaux appartenait aux héritiers de Clément Lecop et de Robert Croisille; Vincent Dumouchet, chevaucheur de l' | ||
| + | |||
| + | * Henry, par la grâce de Dieu roy de France et de Polongne(((sic) Sans doute: Pologne)), à nos amis et féaux les gens de nos comptes à Paris, prévost du dit Paris ou son lieutenant et à notre procureur et receveur ordinaire du dit lieu, ou leurs substituts, ou commis, salut. Savoir nous faisons que notre bien amé Robert Sabourin au nom et comme procureur suffisamment fondé de procuration de damoiselle Renée Baillet, dame de Bonneuil et de Sceaux, veuve de défunt Me Jehan de Thou, lui vivant seigneur du dit Bonneuil, conseiller et maître ordinaire des requêtes de notre hostel, nous a ce jourd' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * Ce village, devenu maintenant un chef-lieu d' | ||
| + | |||
| + | * Jean Baillet avait hérité Sceaux le Grand de Pierre Baillet, son père, qui l' | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | |||
| + | * Ce seigneur avait augmenté et transformé son domaine de Sceaux. Après avoir jeté bas l' | ||
| + | |||
| + | * Après la mort d' | ||
| + | |||
| + | * Les de La Neufville, les de Joussier, les Lecop, les Croisille et leurs héritiers immédiats habitèrent le fief des Carneaux et en firent valoir les dépendances. Il n'en fut plus ainsi lorsque cette propriété fut acquise par les seigneurs de Sceaux. Ceux-ci ne conservèrent du fief des Carneaux que la mouvance et les droits féodaux. Ils en donnèrent à rente les bâtiments et les terres, puis les vendirent. C'est ainsi que maison, jardin et dépendances étaient, en l' | ||
| + | |||
| + | * Le petit château comprenait alors deux corps de logis contigus, l'un grand, l' | ||
| + | |||
| + | * Le marquis de Péry, le marquis de Simiane et le comte de Sabran possédèrent le fief des Carneaux en roture. Les seigneurs des La Norville n'en eurent les droits féodaux que par l' | ||
| + | |||
| + | * De ce fief dépendaient, | ||
| + | |||
| + | * Le fief du Clos-Marchais était près de Châtres et tenait à la Fontaine aux bourreaux. Le champtier en la censive de ce fief était compris entre le fossé creusé près la justice de Châtres longeant les terres de l' | ||
| + | |||
| + | * Le fief de la Vallée était dans la ville de Châtres et consistait en une maison, cour, trois arpents de jardin et de saussaie donnant sur la rue Saint-Germain. En 1540, il était tenu par les héritiers d' | ||
| + | |||
| + | * Le fief du bois d' | ||
| + | |||
| + | * Le fief des Noyers était sur le territoire de Châtres, auprès du chemin de Montlhéry à Bruyères-le-Châtel, | ||
| + | |||
| + | * Au fief des Noyers appartenait un espace de logis couvert en chaume consistant en une chambre basse, petite cour et jardin sis à Châtres, rue Morand, tenant d'une part aux héritiers Louis Cornillier, de l' | ||
| + | |||
| + | ====La Ferme des Religieuses de Villiers.==== | ||
| + | |||
| + | * Vers la fin du règne de Louis VIII, en l' | ||
| + | |||
| + | * Les descendants de Pétronille de La Norville continuèrent à combler de leurs faveurs les abbesses et le couvent de Villiers. En 1254, Marguerite de la Borne, veuve de Réginald de Garancières, | ||
| + | |||
| + | * Ces donation en amenèrent d' | ||
| + | |||
| + | * Ces libéralités des habitants et des seigneurs de La Norville ayant mis les religieuses de Villiers en possession de biens considérables dans cette paroisse, celles-ci cherchèrent au XIVe siècle à les augmenter encore. En 1317, elles achetèrent à Jean, prévôt d' | ||
| + | |||
| + | * Avant la guerre de Cent Ans, ces religieuses, | ||
| + | |||
| + | * Après la guerre de Cent Ans et les troubles intérieurs, | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * Privées ainsi de leur droit de justice, les religieuses de Villiers le furent encore de leur droit de dîme. Bien plus, elles ne purent soustraire leurs propres biens à cette redevance prélevée à La Norville par le chapitre de Notre-Dame de Paris. Elles perdirent ce droit de dîme en ne faisant plus valoir par elles-mêmes les biens auxquels il était attaché. Pierre Hersant qui les possédait, se soumit en outre pendant plus de quarante années au dîmage des chanoines. Ceux-ci acquirent ainsi un droit par prescription, | ||
| + | |||
| + | * Le bail emphytéotique((Se dit d'un bail à longue durée.)) fait en 1456 par l' | ||
| + | |||
| + | * Le 24 septembre 1595, le prévôt de Paris ordonna une enquête sur les lieux, afin de recueillir sur les anciennes propriétés des religieuses les déclarations des habitants. Le 25 octobre suivant, Cordet, sergent royal à la Ferté-Aleps, | ||
| + | |||
| + | * Moi, Cordet, sergent royal à la Ferté-Aleps, | ||
| + | |||
| + | * À cette date, l' | ||
| + | |||
| + | * En présence du sergent Cordet et de plusieurs autres témoins, il reçut ensuite de François Hersant: un arpent six perches de terre à la Saussaie; deux arpents à la Spée, un arpent et demi à la Grande-Pièce; | ||
| + | * Les héritiers Yon Hersant: un arpent et demi à la Rosière; trois quartiers et demi à la Chardonnière et trois quartiers de vigne aux Areines; | ||
| + | * De Louis Cornillier: deux arpents et demi à la Chardonnière; | ||
| + | * Des héritiers d' | ||
| + | * De Gabriel Pournin: deux arpents et demi, d'une part, et deux tiers d' | ||
| + | * De Jacques Yvon: un quartier de vigne à la Fontaine; | ||
| + | * De Guillaume Lanson: trois quartiers au Chef-de-Ville et un arpent à la Rosière; | ||
| + | * De Jean Prunier: un demi-arpent à la Cerisaie et un demi-arpent à la Grande-Pièce; | ||
| + | * De Jean Blondeau: un arpent et demi à la Spée, trois quartiers au Chef-de-Ville et trois quartiers de vigne à la Fontaine-Saint-Denis; | ||
| + | * De Jean Chevrier: cinq quartes de vigne aux Areines; | ||
| + | * De Michel Badeau: sept quartiers à la Chardonnière, | ||
| + | * De Jean Fontaine: un quartier à la Cerisaie, un demi-arpent à la Spée, un quartier et demi à la Grande-Pièce, | ||
| + | * De Simon Royauton: deux arpents et demi à la Grande-Pièce; | ||
| + | * De la veuve Louis Hersant: un quartier à la Cerisaie, trois quartiers au Fossé de la Spée et un demi-arpent à la Rosière; | ||
| + | * De la veuve Denis Hersant: trois quartiers à la Grande-Pièce et trois quartiers au Chef-de-Ville; | ||
| + | * De Denis Brulé: un demi-quartier à la Spée, un quartier et demi à la Grande-Pièce; | ||
| + | * De Jean Chevrier: un arpent à la Cerisaie. | ||
| + | |||
| + | * Les tribunaux et les remords firent encore restituer quelques années plus tard d' | ||
| + | |||
| + | * Après la mise en possession de 1603, l' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * À l' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre XII===== | ||
| + | |||
| + | * **La dîme du chapitre de Notre-Dame de Paris - Les Chartreux de Vauvert.** | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | |||
| + | * Gui de La Norville ne put ou ne voulut tenir ses engagements envers l' | ||
| + | |||
| + | * La perspicacité ne paraît pas avoir été le propre de cette famille, pas plus que la fidélité dans les promesses. Aussitôt après la mort de Gui le chanoine et celle de Guillaume de Gravelles, maître du fief des dîmes, arrivée vers 1240, des contestations s' | ||
| + | |||
| + | * Il fallut cependant aborder les difficultés de front et examiner le bien ou le mal fondé des réclamations élevées par la famille des de Gravelles. Guillaume de ce nom, maître du fief des dîmes avec Henri de La Norville, eut trois frères: Jean, qui devint seigneur des Granges; Robert, qui devint seigneur de Boissy, et Réginald, qui porta le nom de Gravelles. Guillaume, d'un premier mariage avec une nommée Eremburge, eut deux filles: Agnès, qui épousa Thibault de Tignonville, | ||
| + | |||
| + | * Après avoir reçu les 45 livres versées par le trésorier du chapitre, les de Gravelles et les de Tignonville renoncèrent officiellement à leurs droits sur la dîme de La Norville. Par-devant l' | ||
| + | |||
| + | * Ces promesses ne furent pas longtemps gardées. Le temps de la récolte de 1245 étant venu, les de Gravelles et les de Tignonville levèrent la dîme du blé à La Norville pour leur propre compte et usèrent même de violences envers les décimateurs du chapître de Notre-Dame. La mesure était comble. L' | ||
| + | |||
| + | * Innocent IV acquiesca aux désirs de l' | ||
| + | |||
| + | * Les de Gravelles et les de Tignonville se soumirent et on ne voit pas qu'à partir de cette époque ils aient inquiété les chanoines dans la paisible jouissance de leurs droits. Chaque année ceux-ci prélevèrent quatre gerbes de blé par arpent ensemencé. Dans la suite, ils prirent cette redevance sur les autres grains: l' | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | |||
| + | * Ainsi établi dans la propriété et jouissance de la dîme du blé et du dîmage, le chapitre de Notre-Dame veilla avec un soin jaloux sur ses intérêts. Quelques habitants de La Norville et de Châtres ayant converti leurs terres labourables en vignes, les représentants du chapitre, en avril 1255, leur firent passer devant l' | ||
| + | |||
| + | * Ces droits du chapitre ne furent sérieusement contestés qu'en deux circonstances: | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * En 1525, les dîmes de La Norville étaient affermées au curé de cette paroisse. Le 17 juillet de cette année, il écrivit au chapitre pour se plaindre des rapines et des vols commis à son détriment. Les coupables étaient le vicaire du prieur de Châtres et le vicaire du curé de cette ville, messire Liger, chanoine de Paris. Les armes à la main, ces jeunes lévites étaient entrés avec violence (vi et armis instructi) sur les terres sujettes à la dîme du chapitre et avaient emporté le blé et les autres grains appartenant au curé locataire. Grande fut la rumeur qui s' | ||
| + | |||
| + | * En 1546, les habitants et non le clergé de Châtres, se permirent à leur tour quelques indélicatesses à propos de la dîme du chapitre. Le chanoine Fouquet fut chargé d' | ||
| + | |||
| + | * Le chapitre de Notre-Dame afferma presque toujours ses dîmes de La Norville. En l' | ||
| + | |||
| + | * Le produit de ces grains et les sommes du fermage constituaient un bénéfice net pour le chapitre; mais les locataires étaient grevés d' | ||
| + | |||
| + | * D' | ||
| + | |||
| + | * La part du curé fut plus forte que celle du chapelain. En 1489, elle était de huit septiers de méteil et de six septiers d' | ||
| + | |||
| + | * Au XVIIIe siècle, comme propriétaire de cette dîme, le chapitre de Paris vint plusieurs fois en aide à la fabrique de l' | ||
| + | |||
| + | * La Révolution française bientôt après fit passer son niveau égalitaire sur La Norville comme elle le fit passer sur tous les autres villages de France. Les dîmes furent abolies dans l' | ||
| + | Les Chartreux de Vauvert. | ||
| + | |||
| + | * Dans le partage fait devant Guillaume Thibout, prévôt de Montlhéry, le vendredi après l' | ||
| + | |||
| + | * Le lendemain de ce partage, Renaud de Frangeville et son épouse, par un acte passé devant l' | ||
| + | |||
| + | * Renaud de Frangeville, | ||
| + | |||
| + | * Toutes les oppositions à la vente semblaient être levées et toutes les précautions semblaient avoir été prises, les Chartreux étaient sur le point de verser la somme convenue, lorsque Pierre, curé de La Norville, vint à son tour protester au nom de son église. Il avait le droit de prendre à son bénéfice sur les rentes seigneuriales échues à Renaud de Frangeville 16 sols parisis de redevances annuelles. Ce droit n' | ||
| + | |||
| + | * Le dimanche d' | ||
| + | |||
| + | * Deux ans auparavant, les Chartreux avaient eu un différend avec Pierre de Denonville. Ce seigneur prétendait avoir le droit de garde, à cause de son pressoir, sur les vignes en la censive des Chartreux. Ces derniers lui contestaient ce droit. Une sentence du prévôt de Montlhéry leur donna gain de cause, en mars 1286. | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | |||
| + | * Ces religieux firent percevoir très régulièrement leurs cens à La Norville. Après la première période de la guerre de Cent Ans, pendant les querelles des Bourguignons et des Armagnacs, Thévenot Châtry, Simonnot Avrathevesse, | ||
| + | * L' | ||
| + | * Les bonnes, le Buisson feu Thomas, les Bois de Cornillé, Bouville, le Bon-Puits, le Buisson à l' | ||
| + | * La Couture Poille-Villain, | ||
| + | * La Fontaine-Naude; | ||
| + | * La Haute-aux-Nonains; | ||
| + | * Les Joutherys; | ||
| + | * Le Marchays Ouacre, Mondeville, le Marchié aux pourceaux; les Ormeteaux, l'Orme de Guibeville, l'Orme rond, l' | ||
| + | * Le Ponceau de Ledeville, les Près au seigneur de La Bretonnière; | ||
| + | * Les Saussaies, le Saulse-Gariton, | ||
| + | * La Voie Maheut-de-Bruières; | ||
| + | |||
| + | * Les censitaires étaient alors: Clément Marchand, Jean Lambert, Jean Royer, Simon Cabry, Lucas du Ru, Jean Denis, Michon Hersant, Jean Marie, Arnoul et Regnault David, Gille, Simon et Philippot Jubin, Jean Antoigny, Gille et Thévenot Châtry, Collin et Perrin Hulin, Pierre le Serrurier, Jean de la Houssaie, Etienne Noël, Noël de Bouville, Jean de Vêne, Etienne de Vienville, Jean Morel, Jacob le Pillas, Gille Poufichet, Jean de Bigars, Thouvenin de Troyes, Jean Euvart, Thomas Bourgeois, Roger Torfou, Geoffroy Trehet, Perrin Prandour, Perrin Gautier, Robin Bouchart, Clément de La Neufville, Guillot Lenoir, Collin Guillart, Jean Hamel, Pierre Gringault, Jean Rayé, Jean Pointlasur, Clément Gouin, Jean Guépin, Perrin Chaulon, Simon Grémont, Pierre le Villain, Jean Choppineau, l' | ||
| + | |||
| + | * De 1417 à 1461, les querelles des Bourguignons et des Armagnacs, la guerre contre les Anglais, la famine et la peste causèrent tant de ravages aux environs de Paris que les Chartreux furent pendant ce temps dans l' | ||
| + | |||
| + | * Les champtiers du territoire de La Norville portaient à cette époque, à quelques rares exceptions près, les mêmes noms qu'en 1392. Il n'en était pas ainsi des censitaires. Les familles avaient été bouleversées par les grandes calamités du XIVe et du XVe siècle. Ceux qui prirent à rente les terres des Chartreux ou qui continuèrent peut-être d' | ||
| + | |||
| + | * Les Chartreux de Vauvert étaient à peine rentrés dans une partie de leurs anciennes possessions que Pierre Leprince, seigneur de La Bretonnière et de La Norville, les attaqua en justice pour usurpation de propriétés. Il leur déniait en particulier le droit de donner à rente vingt-quatre arpents de terres en friches, situées sous le Rossay de La Norville, au champtier de l' | ||
| + | |||
| + | * Les Chartreux prirent la défense de leurs fermiers; mais il était difficile d' | ||
| + | |||
| + | * Ce jugement définitif tardait à être prononcé. De la Chambre des Requêtes, la cause avait été portée devant la Cour de Parlement. Pierre Leprince et les Chartreux, fatigués de ces luttes, résolurent de transiger; mais, pour arriver à une conclusion, il fallait obtenir du roi l' | ||
| + | |||
| + | * Après cette convention, les Chartreux de Paris se dessaisirent de tous leurs papiers et titres de propriété entre les mains de Pierre Leprince et, à partir de cette époque, ils n' | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre XIII===== | ||
| + | |||
| + | * **Le collège du cardinal Le Moine.- Mondonville.- l' | ||
| + | |||
| + | * On lit dans du Breul (théâtre des antiquités de Paris): Messire Jean Le Moine naquit en un petit village du diocèse d' | ||
| + | |||
| + | * En l'an 1303, le 17e du règne de Philippe le Bel, il acheta les maisons où avaient habité quelque temps les frères ermites mendiants de l' | ||
| + | |||
| + | * Bien que le cardinal Le Moine fut parvenu par l' | ||
| + | |||
| + | * Le collège du cardinal Le Moine se distingua pendant plusieurs siècles autant par ses usages singuliers que par le nombre des savants qu'il forma. Il compta parmi ses écoliers Amyot, le remarquable traducteur de Plutarque, qui y apprit le grec sous Évagre et devint évêque d' | ||
| + | |||
| + | * Le collège du cardinal Le Moine posséda des biens et des rentes à La Norville. Ses grands maîtres, prieurs et boursiers prirent même le titre de seigneurs du fief de Mondonville. On ne pourrait dire au juste ni comment, ni à quelle époque le collège obtint ces biens, ces droits et ce titre. On peut supposer qu'il les acquit ou les reçut gratuitement de Guillaume de Denonville, écuyer, seigneur de La Norville, Édeville et Fourcon, ou de ses premiers descendants. Ce qui porterait à admettre cette supposition serait la nature même des redevances ayant appartenu au collège. Elles étaient assignées la plupart sur des vignes plantées en grande partie sur le territoire de Mondonville. Or, comme le prouve un acte passé à Châtres devant le prévôt de Montlhéry, en l' | ||
| + | |||
| + | * Ce qui prouverait encore que le collège du cardinal Le Moine recueillit au moins en partie les biens de Guillaume de Denonville, c'est la possession par ce collège des titres ayant appartenu à ce seigneur. La charte de Philippe le Bel, datée de Viviers-en-Brie, | ||
| + | |||
| + | * Quoi qu'il en soit, il est certain que le collège du cardinal Le Moine possédait à La Norville des biens en l' | ||
| + | |||
| + | * Au XVIe siècle, on trouve un état détaillé des déclarations et reconnaissances passées en faveur de cet établissement, | ||
| + | |||
| + | * En 1530, Hugues Voisin possédait, en la censive du cardinal Le Moine, 2 arpents 24 perches de terre d'une part et un demi-arpent de l' | ||
| + | |||
| + | * En 1560, Jean Jubin de Châtres, tenait de même à la Croix-Martineau et aux Areines, un arpent 9 perches de vigne et deux arpents une quarte au Rossay, chargés de 3 sols 11 deniers parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1571, Louis Piffret tenait un espace de logis, un demi-quartier de terre, 21 perches de vigne, à la Guiraudière, | ||
| + | * Jean Bedeau - trois espaces de logis à Mondonville; | ||
| + | |||
| + | * En 1572, Pierre Gillet tenait deux espaces de maison, une petite étable, cour, jardin, terre, près de la Fontaine, le tout chargé de 6 sols tournois; | ||
| + | * Jean Gillet, un espace de maison, petite étable, cour, jardin au-dessous, près de la fontaine de Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1573, Richard Tardif tenait une quarte et demie de vigne à Pigorreau, chargée d'un denier tournois; | ||
| + | * Denis Petit, 8 perches de terre au même champtier, chargées d'un denier parisis; | ||
| + | * Jeanne Hubert, veuve de Jean Le Poil, une maison de cinq espaces, cour et jardin, un arpent et un demi-quartier de terre à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1574, Henri Pilaut tenait 9 quartiers de vigne aux Areines, chargés de 18 deniers tournois; | ||
| + | * Gilles Hardy, un demi-quartier de vigne à Pigorreau, chargé de 3 deniers tournois; | ||
| + | * Louis le Haut, un arpent et demi au Bas-Rossay et à la Courteraye, chargé de 16 deniers tournois; | ||
| + | * Pierre de la Folie, un demi-arpent 4 perches de terre à Mondonville, | ||
| + | * Clémence du Bois, veuve de Vincent Jubin, un quartier de vigne à Pigorreau, chargé de 3 deniers parisis; | ||
| + | * Louis d' | ||
| + | |||
| + | * En 1576, Jean Jubin tenait un arpent de terre au Bas-Rossay, chargé de 8 deniers parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1578, Lucas Carqueville tenait une vigne, maison, cour, jardin, à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1579, Guillaume de Gouttes et Jeanne Jubin, sa femme, tenaient un arpent et un demi-quartier de terre à La Norville, lieu dit le Riage, chargés de 13 deniers obole pite - et un arpent de terre en deux pièces, près de Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1580, René Pillas tenait une quarte et demie de vigne à Pigorreau, chargée de deux sols obole pite; | ||
| + | * Pierre Carqueville, | ||
| + | |||
| + | * En 1581, Jean Brulé tenait un arpent de vigne à Pigorreau, chargé de 8 deniers parisis; | ||
| + | * Denis Heray, une maison à Mondonville, | ||
| + | * Pierre Doublet, une maison, cour et jardin, à Mondonville, | ||
| + | * Denis Gault, un demi-arpent, | ||
| + | * Nicolle Jubin, veuve de Marc Brulé, trois espaces de logis à Mondonville, | ||
| + | * Louis des Plantes, un espace de logis et deux parts dans une autre maison, petit jardin avec un demi-espace de grange et tels droits et part qui pouvaient lui appartenir en une maison sise à La Norville, le tout chargé de 12 deniers tournois; | ||
| + | * Gilles Jubin, deux arpents un quartier de sablons au Rossay, un quartier de vigne à Pigorreau, chargés de 2 sols 3 deniers parisis; | ||
| + | * Louis d' | ||
| + | * Gratien Ferrand, une vigne à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1582, Fleury Belin tenait un quartier et demi de vigne aux Areines, chargé de 12 deniers parisis; | ||
| + | * Claude Fontaine, 3 quartiers de vigne au même lieu, chargés de 6 deniers parisis; | ||
| + | * Étienne d' | ||
| + | * Michel Lechat, une quarte de vigne à Pigorreau, une quarte de vigne au Rossay, chargées de deux deniers parisis; | ||
| + | * Noël Bedeau, un tiers d' | ||
| + | * Jean Livré, un quartier de vigne à Pigorreau, chargé de 3 deniers parisis; | ||
| + | * Jean Morin, un demi-quartier de vigne à Pigorreau, chargé de 2 deniers parisis; | ||
| + | * Jean Jubin l' | ||
| + | * Augustin Le Roy, 8 perches de vigne à Mondonville, | ||
| + | * Jean Carqueville, | ||
| + | * Pierre Gillet, une maison à Mondonville, | ||
| + | * Sulpice Jubin, un clos d' | ||
| + | * Jean Menestrier, deux arpents de terre au Rossay, chargés de 16 deniers parisis; | ||
| + | * Cire Moreau, une maison, grange, étable, cour, jardin et 4 espaces de maison, cour, jardin et 5 perches de terre, à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1583, Claude Jubin tenait un demi-arpent de terre à Mondonville, | ||
| + | * Guillaume Poullier, deux arpents et un quartier de terre au Rossay, chargés de 23 deniers parisis; | ||
| + | |||
| + | * En 1585, Guillaume Jarlet et Girard Deschamps tenaient un espace de grange à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1586, Jean Bedeau tenait un quartier de vigne à Pigorreau, 13 perches trois quarts de terre et un espace de cellier à Mondonville, | ||
| + | * Adam David, une maison, un espace et demi d' | ||
| + | |||
| + | * En 1587, Nicolle Maillard, veuve de Jean Clopiau, tenait trois quartiers de terre à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1588, Jean Gauttier tenait un demi-arpent de terre à la maladrerie Saint-Blaise, | ||
| + | * Gille Bidon, trois espaces de maison, cour, jardin, à Mondonville, | ||
| + | * Pierre Jubin, une maison, un clos, 9 perches de terre et vigne à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1589, Simon Guidon tenait un arpent de vigne à Pigorreau, chargé de 16 deniers parisis; | ||
| + | * Guillaume des Gouttes, un demi-arpent de terre au Rossay, chargé de 6 deniers parisis; | ||
| + | * Jean le Grand, une maison, cour et jardin, à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1591, Jean Carqueville tenait un demi-arpent et un demi-quartier de vigne à Pigorreau, chargés de 7 deniers une obole parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1593, Louis Jubin tenait une maison et un arpent et demi de terre près de la Fontaine; 3 quartiers et une quarte et demie de vigne à Pigorreau, chargés de 6 sols 8 deniers parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1594, Louis des Gouttes tenait un arpent et demi et 16 perches de terre au Riage-Tortu, | ||
| + | * Antoine Chevalier, trois espaces de maisons, 6 perches de jardin, et la quatrième partie d'une grange à Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1595, Antoine Neveu tenait un demi-quartier 2 perches de terre au Rossay, chargés de 2 deniers une obole parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1596, Jean Hervy, tenait une maison, cour, jardin, et un quartier et demi de terre à Mondonville, | ||
| + | * Jean Crosnier, un demi-arpent de vigne à Pigorreau, chargé de 8 deniers parisis; | ||
| + | * Denis Jubin, un arpent de terre, un quartier de vigne au Rossay, chargés de 15 deniers une obole parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1597,Jean le Grand l' | ||
| + | * Pierre Jubin, une masure à Mondonville, | ||
| + | * Girard Rousseau, une maison près de la Fontaine; cinq-quartier de vigne et un arpent de terre au-dessus de la Fontaine, chargés de 16 deniers une obole parisis; | ||
| + | * Jean Baguinard et Gille Gervais, quatre espaces de grange, une étable, les deux tiers d'un jardin et 5 quartiers de terre, chargés de 3 sols parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1598, Denis Roux tenait deux arpents de terre au Rossay, chargés de 2 sols parisis. | ||
| + | |||
| + | * En 1599, Jean Livrée tenait un quartier et demi de vigne à Pigorreau, chargés de 7 deniers parisis; | ||
| + | * Adrien Bruyant, un quartier de vigne à Mondonville, | ||
| + | * Jean le Grand le jeune, trois quartiers de vigne au-dessous de Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En 1602, Marin Duchemin tenait un quartier de vigne aux Baronnets, et quatre quartes et demie de vigne à Pigorreau, chargés de 10 deniers parisis. | ||
| + | |||
| + | * Au XVIIe siècle, l' | ||
| + | |||
| + | * Les procureurs du collège ne se hâtèrent pas de verser cette somme. Après une sommation donnée par huissier et demeurée sans résultat, Josias Mercier fit saisir sur le collège le fief de Mondonville. Devant cette saisie, les grands-maîtres relevèrent la sentence du prévôt de Paris et en firent appel. Sur ces entrefaites, | ||
| + | |||
| + | * À partir de cette époque, les seigneurs de cette paroisse s' | ||
| + | |||
| + | * Avant d' | ||
| + | Mondonville. | ||
| + | |||
| + | * Le fief de Mondonville, | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | |||
| + | * Jacques Nicolas eut quatre enfants. Une de ses filles nommée Jeanne hérita de la ferme de Mondonville. En 1612, Jeanne était mariée à Gui Delavau, seigneur d' | ||
| + | |||
| + | * Le 8 juin 1700, les petits-fils de Jeanne Delavau, Pierre-Antoine Paré, prêtre; Georges-François Paré, seigneur d' | ||
| + | |||
| + | * En 1642, Étienne Delassus passait une déclaration en faveur de Louis Mercier, seigneur de La Norville, dans laquelle il reconnaissait qu'une maison sise à Mondonville lui appartenant et neuf quartiers de terre joints à l' | ||
| + | |||
| + | * Tout auprès de la propriété des Delassus, Guillaume Chardon, procureur fiscal du bailliage de La Norville, possédait, vers 1650, une maison et quelques pièces de terre. Il eut une fille, Marie-Anne. Née en 1681, elle épousa, vers 1705, Étienne-Firmin Dautrive, officier d' | ||
| + | |||
| + | ====L' | ||
| + | |||
| + | * Les titres les plus anciens qui se rapportent à l' | ||
| + | |||
| + | * La guerre de Cent Ans étendit ses ravages autour de Paris. La ville de Châtres, brûlée par Charles le Mauvais, en 1358, fut assiégée et prise quelques années plus tard par le roi d' | ||
| + | |||
| + | * En suivant le terrier des Chartreux, et les anciens plans du village, il est facile de déterminer le lieu de son emplacement. Les églises selon l' | ||
| + | |||
| + | * La cure de La Norville faisait partie au XIIIe siècle du doyenné de Linas; plus tard elle dépendit du doyenné de Montlhéry. La nomination des curés appartenaient de plein droit à l' | ||
| + | |||
| + | * Après la destruction de l' | ||
| + | |||
| + | * Un habitant de La Norville étant mort sur ces entrefaites, | ||
| + | |||
| + | * Cette tradition, recueillie par l' | ||
| + | |||
| + | * Quoi qu'il en soit, il est certain que l' | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | * Au XIVe siècle, un ecclésiastique ayant le titre de chapelain était déjà attaché au service de la chapelle des Minots dont il vient d' | ||
| + | |||
| + | * Les noms des chapelains connus sont les suivants: | ||
| + | * Guillaume Laurenceau, 1485; | ||
| + | * Louis Moreau, 1542; | ||
| + | * Joseph Polliot, 1560; | ||
| + | * Pierre Lambert, 1574; | ||
| + | * Thomas du Mont, 1610; | ||
| + | * Toussaint Milin, 1711; | ||
| + | * Jean Roger, 1756. | ||
| + | |||
| + | * Dans l' | ||
| + | |||
| + | * Les personnages les plus marquants inhumés dans l' | ||
| + | * Louis Jubin, Prêtre vicaire de Leudeville, originaire de La Norville, inhumé le 6 octobre 1540; | ||
| + | * Thomas Simon, curé de La Norville, inhumé en 1611; | ||
| + | * Firmin Le Moyne, curé de La Norville, inhumé en 1631; | ||
| + | * Jean Lefèvre, Prêtre habitué à La Norville, inhumé le 29 août 1678; | ||
| + | * Denis Poulain, curé de La Norville, inhumé le 22 avril 1680; | ||
| + | * Noël Le Hée, curé de La Norville, inhumé le 22 juin 1686; | ||
| + | * Jean-Baptiste de La Clos, âgé de deux ans, fils de Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, seigneur de La Norville, inhumé le 27 juillet 1690; | ||
| + | * Demoiselle Marie Dupuis de Marivaux, âgée de 65 ans,tante de Jean-Baptiste Choderlot de La Clos, inhumé le 3 juillet 1691; | ||
| + | * Charles Choderlot de La Clos, âgé de 23 ans,inhumé le 8 août 1705; | ||
| + | * Jean-Baptiste, | ||
| + | * François Adam, curé de La Norville, inhumé le 31 mars 1738; | ||
| + | * Marguerite-Victoire Hardy de Vicques, inhumée le 26 août 1759; | ||
| + | * Geneviève-Eléonore Hardy de Vicques, inhumée le 28 septembre 1760; | ||
| + | * Françoise Claveaux, veuve de Jacques-Daniel Hardy de Vicques, inhumée le 20 octobre 1771; | ||
| + | * Marie-Anne Chardon, veuve de Firmin Dautrive, âgée de 93 ans, inhumée en 1774; | ||
| + | * Charles-Eugène-Gabriel-Gaspard-Louis de la Croix de Castries, âgé de 3 mois, inhumé le 21 avril 1789. | ||
| + | |||
| + | =====Chapitre XIV===== | ||
| + | |||
| + | ====La Révolution française (1790 à 1794).==== | ||
| + | |||
| + | * Au moment de la convocation des Etats généraux en l' | ||
| + | |||
| + | * Avec le droit de justice, le seigneur de La Norville possédait ceux de tabellionage, | ||
| + | |||
| + | * De la seigneurie de La Norville dépendaient six fiefs servants: le fief de La Lance, situé près d' | ||
| + | |||
| + | * La dîme du blé, de l' | ||
| + | |||
| + | * La dîme du chapitre de Paris et celle du curé la justice et les autres droits de la seigneurie furent abolis par la loi du 9 août 1789. Les terres de l' | ||
| + | |||
| + | * Les décrets de l' | ||
| + | |||
| + | ====Constitution de la première municipalité.==== | ||
| + | |||
| + | * Le 24 janvier 1790, les citoyens actifs de La Norville, c' | ||
| + | |||
| + | ====Établissement d'une garde bourgeoise.==== | ||
| + | |||
| + | * Le 24 janvier 1790, nous, officiers municipaux, procureur, notables et habitants de la commune, étant au lieu où se tiennent les séances ordinaires, après avoir entendu de nouveau la lecture des décrets rendus par les pairs de la patrie, approuvés et sanctionnés par Sa Majesté, auxquels nous adhérons de tout notre cœur, jurant de les faire observer dans tout leur contenu, avons reconnu qu'il était de l' | ||
| + | * 1° que dans la commune de La Norville seraient choisis des citoyens de bonne volonté pour composer la dite milice; | ||
| + | * 2° Que ce corps serait chargé de veiller à la tranquillité | ||
| + | * 3° Qu'il aurait à sa tête un commandant général, un capitaine, un lieutenant, une sous-lieutenant, | ||
| + | * 4° Qu'il serait soumis à un règlement à fixer ultérieurement. | ||
| + | |||
| + | * À la suite de cet arrêté, M. Baron, seigneur de La Norville, fut proclamé d'une voix unanime commandant général, puis, par voie de scrutin, Louis Lejars, receveur de la seigneurie, fut nommé capitaine, Jean-Pierre Rondin, ancien greffier du bailliage, fut nommé lieutenant; Jacques Avenard sous-lieutenant; | ||
| + | |||
| + | ====Repos du dimanche.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an 1790, le 10 juin, en l' | ||
| + | * que défense serait faite à toute personne domiciliée dans cette paroisse ou autre de travailler ou faire travailler le dimanche à quelque ouvrage que ce soit dans l' | ||
| + | * Que les officiers municipaux donneraient permission de travailler lorsque les biens seraient en péril; | ||
| + | * Que les personnes prises à travailler seraient condamnées à trois livres d' | ||
| + | * Que défense expresse serait également faite aux personnes des paroisses voisines de se transporter le dimanche pour travailler sur le territoire de La Norville. | ||
| + | * Renard, maire; Desbruères, | ||
| + | |||
| + | ====Fête du 14 juillet 1790==== | ||
| + | |||
| + | * **Préparatifs.** | ||
| + | |||
| + | *L'an 1790, le 12 juillet, en l' | ||
| + | * 1° que serait célébrée à La Norville la fête du 14 juillet, jour anniversaire de la Révolution; | ||
| + | * 2° que défense serait faite à toute personne de travailler ce jour-là dans l' | ||
| + | * Renard, maire, Desbruères, | ||
| + | |||
| + | * **Cérémonie.** | ||
| + | |||
| + | * Le 14 juillet 1790, jour mémorable à jamais, à huit heures du matin, la générale a été battue dans tous les carrefours du village de La Norville. A neuf heures toute la garde a été rangée en bataille sur la place publique. Le capitaine commandant a donné l' | ||
| + | * 1° Quatre sapeurs et un tambour; | ||
| + | * 2° Quatre doyens d' | ||
| + | * 3° Quatre grenadiers; | ||
| + | * 4° Les quatre adjoints de la justice criminelle; | ||
| + | * 5° Quatre grenadiers; | ||
| + | * 6° Les quatre notables; | ||
| + | * 7° Quatre grenadiers; | ||
| + | * 8° La municipalité, | ||
| + | * On entre à l' | ||
| + | * Sur les trois heures de l' | ||
| + | * Voilà comment s'est passée à La Norville la journée du 14 juillet. Pas un citoyen n'a fait œuvre de travail et tous étaient heureux de célébrer une fête aussi mémorable que celle de la fédération. Ce procès-verbal fut fait en la Chambre d' | ||
| + | * Renard, maire; Montet, commandant, Brulé, Jacques Avenard, Pierre Avenard, Rondin. | ||
| + | |||
| + | ====Respect de l' | ||
| + | |||
| + | * L'an 1790, le dimanche 3 octobre, en l' | ||
| + | * Renard, maire; Chartier, procureur de la commune; Rondin, greffier. | ||
| + | |||
| + | ====Distribution du pain bénit.==== | ||
| + | |||
| + | * En l' | ||
| + | * Renard, maire; Desbruères, | ||
| + | |||
| + | ====3 février 1791, déclaration de Jacques-Antoine Guillaumey, curé, au greffe de la mairie, avec promesse de prêter serment à la constitution civile du clergé.==== | ||
| + | |||
| + | ====Serment civique du curé.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an 1791, le 6 février, à l' | ||
| + | * Renard, maire; Desbruères, | ||
| + | |||
| + | ====Élection d'un maire.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an 1791, le 13 novembre, en conformité du décret de l' | ||
| + | * Gillet, maire; Jean-Marie Bouteloup, Denis Prunier, Pierre Avenard, Renard, Avenard, Brulé, Chartier, Desbruères, | ||
| + | |||
| + | ====Retrait de l' | ||
| + | |||
| + | * L'an 1792, le 5 novembre, l'an Ier de la République française, nous maire et officiers municipaux, nous sommes transportés chez le citoyen curé de La Norville pour clore et arrêter les registres courants et les remettre entre les mains de l' | ||
| + | * Gillet, maire; Brulé, officier municipal; Bouteloup; Chartier, procureur de la commune. | ||
| + | |||
| + | ====Élection d'un maire.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an 1792, le 9 décembre, l'an Ier de la République, | ||
| + | * Gillet, Hatesse, Chartier, Avenard, Avenard. | ||
| + | |||
| + | ====Enrôlement de volontaires. Recrutement.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * 1° nous a requis de faire afficher la proclamation du directoire; ce qui a été exécuté en sa présence; | ||
| + | * 2° nous a déclaré que le contingent des hommes à fournir par la commune de La Norville était de huit sur une population de 400 habitants, la commune n' | ||
| + | * À cette déclaration nous avons répondu qu'il existait à La Norville un enrôlement de treize citoyens, en date du 8 septembre de l' | ||
| + | * Le Citoyen administrateur nous a demandé, en troisième lieu, le nombre d' | ||
| + | * Michel Serres, administrateur; | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition et Perquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Le 3 avril 1793, comparurent devant la municipalité, | ||
| + | * De tout ceci nous avons dressé le présent procès-verbal en présence des susdits commissaires qui ont signé avec nous: | ||
| + | * Gaultry, Fédon, Avenard, maire; Prunier, officier municipal; | ||
| + | |||
| + | * Le 28 avril 1793, la commune assemblée vota la somme de 75 francs pour faire arranger et rétablir les livres d' | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an 1793, deuxième de la République Française une et indivisible, | ||
| + | * Après avoir entendu la lecture de ces pouvoirs et de cette commission et la réquisition du procureur de la commune touchant l' | ||
| + | * Noël, commissaire; | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * 1° d' | ||
| + | * 2° d' | ||
| + | * 3° de dire s'il existait dans notre commune des forges propres à fondre de fer des biens nationaux; | ||
| + | * 4° de faire publier que tout citoyen ayant de vieux fer et de vieux cuivres inutiles était invité à s'en défaire en faveur de la République et à les déposer à la municipalité qui devra prendre les mesures nécessaires pour en faire payer le prix aux propriétaires aussitôt que les objets seront livrés à l' | ||
| + | * 5° de déclarer ce que nous avions fait et ce que nous comptions faire pour l' | ||
| + | * 6° de lui déclarer si nous avions dans notre commune des chevaux de luxe et des étrangers nés dans les Etats actuellement en guerre avec la République; | ||
| + | * 7° de déclarer si aux termes de la loi du 21 mars dernier, nous avions composé un comité de surveillance. | ||
| + | * Nous avons obtempéré immédiatement à la première réquisition; | ||
| + | * Avenard, maire; Hatesse, procureur; Harmand. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Aujourd' | ||
| + | * 1° que nous ne pouvions fournir de subsistances attendu qu'il n'y a pas dans la commune assez de grains pour nourrir les habitants; | ||
| + | * 2° que la réquisition de batteurs en grange ne pouvait être faite dans notre commune puisqu' | ||
| + | * Nous avons reçu et examiné ensuite un extrait du registre des délibérations du directoire du district de Versailles par lequel on presse les habitants des communes d' | ||
| + | * Dans notre commune on élève peu de volailles, cependant, après une recherche domiciliaire, | ||
| + | * Pourront fournir, savoir: | ||
| + | * François Prunier - 3 fromages à la crème; | ||
| + | * La veuve Pierre Hatesse - 2 livres de beurre, 3 fromages à la crème; | ||
| + | * F. Baudoin - 2 livres de beurre, 3 fromages à la crème; | ||
| + | * Clément Prunier - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * T. Carqueville - 2 livres de beurre, 3 fromages; | ||
| + | * Étienne Hatesse - 3 livres de beurre, 3 fromages; | ||
| + | * J.-B. Bouteloup - 4 fromages à la crème; | ||
| + | * Les héritiers P. Prunier - 2 livres de beurre, 3 fromages; | ||
| + | * Pierre Hatesse - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * Pierre Picard - 3 livres de beurre, 3 fromages; | ||
| + | * J.-B. Rochefort - une livre de beurre, un fromage; | ||
| + | * Louis Montet - 5 livres de beurre, 5 fromages; | ||
| + | * La veuve Jean Prunier - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * Pierre Chevalier - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * Pierre Montet - 5 fromages à la crème; | ||
| + | * Antoine Marineau - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * La veuve Chartier - 2 livres de beurre; | ||
| + | * La veuve Charles Bedeau - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * Simon Bouteloup - 4 fromages à la crème; | ||
| + | * Pierre Fichet - 5 fromages à la crème; | ||
| + | * Pierre Jubin - 2 livres de beurre, 2 fromages; | ||
| + | * Le citoyen Baron - 3 livres de beurre et 6 fromages; | ||
| + | * Arrêté en la maison commune les jour et an que dessus: | ||
| + | * Avenard, maire; Avenard, officier municipal; Hatesse, procureur; Harmand, greffier. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Le 18 brumaire (8 novembre 1793) l'an II de la république française une et indivisible, | ||
| + | * Et après que le dit commissaire nous eut déclaré qu'il n' | ||
| + | * Avenard, maire; Prunier, officier municipal; Avenard, officier municipal; Brulé, Jacques Bedeau, Montet, Gillet, Harmand, greffier. | ||
| + | |||
| + | ====Dépouilles de l' | ||
| + | |||
| + | * L'an II de la république française une et indivisible, | ||
| + | * Fait en la maison commune les jour et an que dessus. | ||
| + | * Avenard, maire; Avenard, officier municipal; Prunier, officier municipal; Hatesse, procureur: Montet, Turquis, Hurot, Jacques Huet, Jacques Prunier, Jacques Fleury, Dijon. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an II de la république française une et indivisible, | ||
| + | * Le citoyen commissaire nous a requis de lui rendre compte des offrandes qui pouvaient avoir été faites par les citoyens et citoyennes de notre commune en charpie et vieux linge nécessaires au pansement des blessés. Nous lui avons répondu que nous n' | ||
| + | * Le citoyen commissaire nous a ensuite demandé si nous avions mis à exécution les dispositions de l' | ||
| + | * Le citoyen commissaire nous a encore requis de lui déclarer si en conséquence des lois des 11 et 29 septembre derniers (vieux style) nous avions envoyé à l' | ||
| + | * Avenard, maire; Prunier, officier municipal; Avenard, officier municipal; Hatesse, procureur de la commune. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Le 3 nivôse, an II de la république française une et indivisible (23 décembre 1793), la municipalité et le conseil général de la commune étant assemblés au lieu ordinaire de leurs séances, à dix heures du matin, le citoyen Chabanel, commissaire envoyé par l' | ||
| + | * Il nous a demandé: 1° Si nous étions contents de notre municipalité; | ||
| + | * Le citoyen commissaire a demandé en second lieu s'il existait des édifices publics dans la commune. Nous lui avons répondu qu'il y avait une église et un presbytère. Il nous a demandé en troisième lieu à quel usage ces édifices pourraient servir. Nous lui avons répondu que l' | ||
| + | * En quatrième lieu, le citoyen Chabanel nous a demandé quelques renseignements au sujet du maximum. Nous lui avons répondu que toutes les marchandises dans nos villages étaient vendues au maximum, et portées dans les marchés. | ||
| + | * Il nous a demandé, en cinquième lieu, si les envois des cordonniers étaient prêts. Nous avons répondu qu'il n'y avait aucun cordonnier dans notre commune. Le citoyen Chabanel nous ayant dit que sa mission était remplie, nous avons clos et arrêté le présent procès-verbal les jour et an que dessus. | ||
| + | * Avenard, maire; Avenard, officier municipal; Debruères, Rondin, Ferrand, Jacques Huet, Harmand, greffier. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an II de la république française une et indivisible, | ||
| + | * Ont apporté après réquisition: | ||
| + | * Rousseau, commissaire; | ||
| + | |||
| + | ====Objets appartenant à l' | ||
| + | |||
| + | * L'an II de la république, | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * Fait les jours et an que dessus: | ||
| + | * Avenard, maire; Prunier, officier municipal; Avenard, officier municipal; Huet, agent national; Denis Prunier, greffier; | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * Avenard, officier municipal; Prunier, officier municipal. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * Avenard, officier municipal. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Aujourd' | ||
| + | * Avenard, maire; Avenard, officier municipal; Prunier, officier municipal; Huet, agent national. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * Avenard, maire; Avenard officier municipal; Prunier, officier municipal; Huet, agent national; Dijon, Huet. | ||
| + | |||
| + | ====Perquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Le décadi floréal, l'an II de la république française (29 avril 1794), le citoyen Morize, commissaire nommé par le directoire du district de [[: | ||
| + | * Morize, commissaire; | ||
| + | |||
| + | ====Pétition.==== | ||
| + | |||
| + | * Le même jour, décadi floréal, an II de la république française (29 avril 1794), en l' | ||
| + | * Avenard, maire; Avenard, officier municipal; Prunier, officier municipal; Huet, agent national; Carqueville, | ||
| + | |||
| + | ====Réponse à cette pétition.==== | ||
| + | |||
| + | * Aujourd' | ||
| + | * Pour satisfaire aux dernières réquisitions, | ||
| + | * Fait est arrêté les jour et an que dessus: | ||
| + | * Prunier, officier municipal; Avenard, officier municipal; Gillet, notable; Brulé, président du comité de surveillance, | ||
| + | |||
| + | ====Perquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Aujourd' | ||
| + | * Avenard, officier municipal; Prunier, officier municipal; Brulé, Hurot, Carqueville, | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Aujourd' | ||
| + | * Prunier, officier municipal; Avenard, officier municipal. | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * L'an II de la République française, le 1er prairial (20 mai 1794), sont comparus les citoyens Dubois et Briquet, commissaires des travaux du salpêtre établis à Francval, lesquels, conformément à l' | ||
| + | * Avenard, faisant les fonctions d' | ||
| + | |||
| + | ====Réquisition.==== | ||
| + | |||
| + | * Ce jourd' | ||
| + | * Avenard, officier municipal; Prunier, officier municipal; Denis Prunier, Ferrand, Louis Bedeau. | ||
| + | |||
| + | * Le maire, Pierre Avenard, et l' | ||
| + | |||
| + | * Le registre d'où nous avons tiré toutes les délibérations et procès-verbaux qui précèdent finit au milieu de l' | ||
| + | |||
| + | =====Documents et Pièces justificatives===== | ||
| + | |||
| + | ====Document I==== | ||
| + | |||
| + | * **Chartre concernant la seigneurie** | ||
| + | |||
| + | * Hersandis, uxor Wlgrini, in extremà parte posita, omnia que habebat in ecclessia Sti Michaelis sancte Marie de Longo Ponte donavit, scilicet duas partes de decimaria ipsius eccliesie, hoc est, de annona, de vino, de lino, de cambe, de ovis, de porcis, de vitulis et de omnibus omnino rebus. Post obitum vero ejus, antequeam ipsa ad tumulum deferretur, Ulgrinus, vvir ejus, et Guido frater ejus de Lynais, istam donacionem per scyphum Sti Marcarii super altare Sancte Marie posuerunt. Hujus rei sunt testes: Harduinus presbiter, Frotgerius decanus, Ulgrinus, Gaufridus, Bernoala, Guido de Lanorvilla, Guido filius Aldeberti, etc..... | ||
| + | * (Charte de l' | ||
| + | |||
| + | ====Document II==== | ||
| + | |||
| + | * Notum fieri volumus tam futuris quam presentibus quod Milo, Milonis filius, Guidonis Troselli frater, ab Hugone de Crecio male captus apud Castellum Forte, Deo et Sancte Marie de Longo ponte et monachis ejusdem loci, in presentia Domini Henrici prioris, dedit quod habetat apud Longum Pontem et medietatem culturarum suarum, se ipsum etian, si moreretur, tumulandum. | ||
| + | * Hujus rei sunt testes: Teodoricus monachus, Rogerius qui vocatur Paganus de Sancto Yonio, Hugo frater ejus, Bartholomeus filius Hungerii, Galterius qui tune temporis Miloni serviebat. Post aliquantum vero temporis, idem Milo, tam crudeli tamque inauditâ morte apud Castellum forte occisus et a priore Henrico apud Longum Pontem allatus, in presentia Ludovici regis et Girberti parisiensis episcopi et Bernerii decani et Stephani archidiaconi aliorumque multorum tam clericorum quam laicorum honorifice sepultus est. Quo audito, Rainaldus, frater ejus, tristis mestusque a Trecassina urbe cum ne otibus suis et Manasse, vicecomite Senonensi, venit ad Longum Pontem videre fratris sui sepulluram ibique, fusis lacrimis, ad altare Sti Petri pro ejus animâ missam cantare fecit. Eodem die rediens ad Castrum montis Letherici, in domum Duranni prepositi, donum quod fecerat suprenominatus Milo sancte Marie concessit et in manu Henrici prioris dedit, excepto quod inde retinuit, videlicet prata, mdietatem culturarum et clientium suorum tantummodo corpora, Stephani videlicet et Duranni. Quod viderunt et audierunt hii: Manasses de Villamor, Milo filius ejus, Symon de Breis, Guido de Dampetrâ, | ||
| + | * (Charte de l' | ||
| + | |||
| + | ====Document III==== | ||
| + | |||
| + | * Guillelmus, filius Guillelmi Cochivi, mutuavit et dedit in tuicione contra omnes calumpniantes, | ||
| + | * (Charte de l' | ||
| + | |||
| + | ====Document IV==== | ||
| + | |||
| + | * **Charta de lite pacificata inter priorem de Castris et Comitissam de Norvilla et aliis super foragio et aliis rebus.** | ||
| + | |||
| + | * In nomine sancte et Individue Trinitatis, Ego, Mauricius Dei gratia Parisiensis ecclesie humilis minister, universis ad quos presentis scripti pagina pervenerit notum tieri volo quod cum in presentia nostra diu litigassent, | ||
| + | * (Charte de l' | ||
| + | |||
| + | ====Document V==== | ||
| + | |||
| + | * Philippus Dei gratiâ Francorum rex: Notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod nos, dilecti nostri Guillelmi de Denonvilla militis supplicationibus annuentes, eidem concessimus, | ||
| + | * Sur le repli: Per Dominum Inguerranum. J. de Templo. | ||
| + | * (Archives nationales. - S. 6397. N° 20.) | ||
| + | |||
| + | ====Document VI==== | ||
| + | |||
| + | * **Abbaye de Villiers. - Mouvance de Ballainvilliers.** | ||
| + | |||
| + | * De domino Renaudo de Plesseio et Margareta uxore sua qui invadiarunt decimam suam de Lanorvilla capellanie beate Marie de Corbolio. | ||
| + | * Odo, Dei gratia parisiensis episcopus, omnibus presentes litteras inspecturis in Domino salutem. Notum facimus quod constituti in presentia nostra Renaudus de Plesseio et Margerate uxor ejus recognoscunt se invadiasse pro viginti libris parisiensibus decimam bladi de Lanorvilla graenagrii sui et hostitum suorum et censivarum capellanie beate Marie Corboleii de martion in martium redimendam, et hoc, fide interposita, | ||
| + | * (Archives nationales. - LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document VII==== | ||
| + | |||
| + | * Johannes, Dei dignatione Sancti Victoris Parisensis dictus abbas, unversis presentem chartam inspecturis in Domino salutem. Noverint unisersi quod Margareta de Lanorvilla et Henricus filius ejus, Reginaldus de Garancier, miles, maritus ejusdem Magarete, in nostra presentia constituti quittaverunt Letitie et Ysabelli, filiabus ipsius Magarete et sororibus dicti Henrici, totam decimam quam ipsi habent de blado apud Lanorvillam tam in terris propriis quam in aliis volentes et concedentes ut due dorores, Letitia et disponant pro suo beneplacito voluntatis; promiserunt autem, fide mediente, predicti Margareta et Reginaldus, vir suus, et Henricus quod contra quittationem predictam per se aut per alium venire aliquatenus non presument. In cujus rei testimonium presentes litteras sigillo nostro fecimus muniri. Actumm anno Domini millesimo ducentesimo vicesimo quinto, mense Novembre. | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise. Fond de Villiers.) | ||
| + | |||
| + | ====Document VIII==== | ||
| + | |||
| + | * Guillelmus, permissione devinà paisiensis ecclesie minister indignus, presentes litteras inspecturis salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presentia constituti domina Margareta de Lanorvilla, Philippus de Garanciers, Petrus de Valenton, Letitia et Ysabella, filie dicte Margereta, uxores dictorum Philippi et Petri, recognoverunt quod inter se disiverunt totam hereditatem que fuit defuneti Reginaldi de Plesseio, quondam mariti ispsius Margarete, et hereditatem moventem ex parte dicte Margarete in duas partes, quarum una pars assignata est super totam terram de Lanorvilla quam dictus Petrus et uxor sua Letitia scilicet receperunt gratanter pro medietate hereditarii predictorum. Totum vera residuum erit ipsius Margarete, et Philippi, et Ysabellis, uxoris sui, in quo residuo Petrus et ejus uxor in vita dicte Margarete, sive post mortem ejus non poterunt reclamare. Si vero terra de Lanorvilla inveniretur plus valere quam residuum, illud quod plus invenirent eisdem Margarete, Philippo et uxori sue restituere tenerentu. Actum anno domini millesimo ducentesimo trigesimo quarto. | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document IX==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Noctum facimus quod in nostra presentia constitua nobilis mulier domina Margareta de Norvilla recognovit quod dederat olim Petro de Valentone, armigero, in maritagium cum Letitia, filia ipsius domine Margarete, totam teneuram suam quam habebat et possidebat, ut dicebat, apud Norvillam et in territorio de Norvilla in vineis, pratis, terris, domibus et aliis possessionibus moventem jure hereditatis ex parte dicte domine, Margarete, ut dicebat, volens et concedens quod prefati Petrus et Letitia ejus uxor, filia dicte domine, heredesque ipsorum teneant et possideant totam teneuram predictam cum omni justitia et jure et decimis ad dictam teneuram pertinentibus et promisit dicta domina Margareta, fide in manu nostra corporaliter prestita, quod contra donacionem et concessionem hujusmodi per se, vel per alium, non veniet in futurum et quod in dicta teneura et in decimis dicte teneure et in aliis rebus ad dictam teneuram pertinentibus nihil de cetero reclamabit. Domina Ysabella, soror dicte Letitie, et dominus Philippus, miles, ejus maritus, et Johannes, armiger, frater dictarum sororum, coram nobis constituti predictam donacionem et concessionem voluerunt et concesserunt et se contra non venturos in futurum, fide media, promiserunt anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo quinto, mense februario. | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document X==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis in Domino salutem. Notum facimus quod in nostra presentia constitutus Guillelmus de Balemvillari armiger, recognovit quod domina Petronilla de Lanorvilla, vidua, dederat et concesserat in eleemosinam puram et perpetuam abbatisse et conventui de Villaribus. Cisterciensis ordinis, decimam quam ipsa Petronilla habebat apud Lanorvillam moventem primo loco de feodo ipsius Guillelmi, ut dicebat, quam donacionem et concessionem idem Guillelmus, coram nobis constitutus, | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XI==== | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis officialiscurie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus quod coram nobis constituti dominus Guillelmus de Denonvilla, miles, domina Odelina, uxor ejus, diocesis Carnotensis, | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XII==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis Stephanus, decanus christianitatis Stampensis, salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presentia constituta nobilis domina Margareta, quondam uxor defuncti Reginaldi de Garanteriis, | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XIII==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus quod coram nobis constituta nobilis mulier Odelina, relicta defuncti Guillelmi de Denonvilla, militis, dedit et quittavit in puram et perpetuam eleemosinam abbatisse et conventui de Villaribus, diocesis Senonensis, totam campipartem cum omnibus pertinanciis, | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise. - L' | ||
| + | |||
| + | ====Document XIV==== | ||
| + | |||
| + | * À tous ceux qui ces présentes lettres verront Guillaume de la Chapelle, garde de la prévôté de Montlhéri, salut. Jean le prévôt d' | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XV==== | ||
| + | |||
| + | * À tous ceux qui ces présentes lettres verront Robert de Branles, prévôt de Montlhéri, salut. Savoir faisons à tous que par devant nous comparut en jugement Jehan prévôt d' | ||
| + | * (Archives de Seine-et-Oise.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XVI==== | ||
| + | |||
| + | * **Chapitre de Notre-Dame de Paris. - Mouvance des Gravelles.** | ||
| + | |||
| + | * Petrus, Dei gratia epsicopus Parissiensis, | ||
| + | * (Archives nationales. L. 466.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XVII==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Pariensis salutem in Domino. Noverint universi quod constitutus in presentia nostra Guido de Lanorvilla, canonicus aurelianensis, | ||
| + | * (Archives nationales. LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XVIII==== | ||
| + | |||
| + | * Anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo secundo, mense Junio, procurator decani et capituli beate Marie Parisiensis denuntiavit in jure Guillelmo de Gravellis militi, quod ipsi decanus et Capittulum nomine suo impetebantur et molestabantur a Theobaldo et Petro de Dheingnonvilla, | ||
| + | * (Archives nationales. LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XIX==== | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis Guillelmus, divina permissione Parisiensis ecclesie minister indignus, salutem in Domino. Noveritis quod nos, anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo tertio, mense Decembre, litteras curie Parisiensis non abolitas, non cancellatas, | ||
| + | * Nos vero, Bernardo presbitero et curato de Lanorvilla, in cujus parochia sita est decima predicta, venditionem ipsius decime ex tunc voluisse et ratam habuisse et iterato volente et expresse concedente coram nobis et dicente quod camdem decimam non poterat habere nec voluerat, nec non et omne jus quod ratione juris parochialis ecclesie sue baptismalis in ipsa decima vendita habebat vel habere poterat remittenten cedente et quittante, auctoritate nostra, et parocho consensum prebente, ecclesie beate Marie Parisiensis ipsam venditionem dicte decime volumus, laudamus, concedimus et approbamus et ipsam decimam auctoritate nostra ecclesie Parisiensi perpetuo habendam et possidendam confirmamus. In cujus rei testimonium presentibus litteris nostrum sigillum fecimus apponi. | ||
| + | * (Archives nationales. LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XX==== | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis Johannes, ecclesie Parisiensis archidiaconus, | ||
| + | * (Archives nationales, LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXI==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presentia constituti Johannes de Gravellis et Reginaldus fratres, Petrus de Boisseria et Theobaldus, frater ejus, recognoverunt se recepisse per manum venerabilis succentoris parisiensis duodecim libras parisiensis quas capitulum parisiensis eisdem, pro bono pacis, ratione decime de Lanorvilla promiserat se daturum. Datum anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo quinto, mense februario. | ||
| + | * (Archives nationales, LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXII==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presentia Johannes de Gravellis scutifer, recognovit se recepisse pro se et Reginaldo farter suo, et Petro de Boisseria, et Theobaldo, frater ejusdem Petri, armigeris, per manum venerabilis viri sucentoris parisiensis, | ||
| + | * (Archives nationales, L. 466.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXIII==== | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis Odo, decanus de Gambes, diocesis Carnotensis, | ||
| + | * (Archives nationales, LL. 175.) | ||
| + | |||
| + | * Les autres menbres de la famille de Gravelles désignés dans cet acte passèrent un arrangement identique avec le chapitre de Paris devant l' | ||
| + | |||
| + | ====Document XXIV==== | ||
| + | |||
| + | * Innocentius episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis Senonen. Carnolen, et Siluanecten, | ||
| + | * Decanus et Capitulum Parisienses, | ||
| + | * (Octobre 1245. Archives nationales, L. 466.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXV==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus cum pacificatum est inter decanum et capitulum Parisiense, ex una parte, nobilem mulierem Jaohannam de Thegnonvilla relictam defuncti Guillelmi de Gravella militis, Euphemiam ejus filiam susceptam e dicto Guillelmo, Petrum et Theobaldum armigeros fratres et eorum uxores, Reginaldum, Robertum et Johannem armigeros et eorum uxores, ex alterà, super contentionem que erat inter ipsas partes super decimam de Lanorvilla, quam defunctus Guido de Lanorvilla quondam canonicus aurelianensis vendiderat ecclesie Parisiensi, ad quam decimam garantizandam eidem ecclesie petebant ipsi decanus et capitulum in jure coram nobis nobilem virum de Escharconio dictum de Gravella militem tanquam heradem dicti venditoris supradicti ad reddendum eisdem dampna illata sibi super dictam decimam per dictam dominam Johannam et Euphemiam filiam ejusdem, et per dictos armigeros et eorum uxores; tandem, super hiis compositum sit in hunc modum inter dictum decanum et capitulum parisiense et dictum nobilem virum Guillelmum de Escharconio dictum de Gravella militem coram nobis: ad hec prefatus Guillelmus miles, nobilis mulier Alipdis uxor ejus, pro dictis dampnis et expensis factis in prosecutione litis nostra prestita corporali, se reddituros et soluturos eisdem decamo et capitulo vigniti libras parisienses infra octavam omnium sanctorum proxime venturam et, pro eisdem vigniti libris, dicti decanus uxorem et eorum heredes quittaverunt de dampnis et expensis supradictis quantum ad hoc jurisdictioni curie Parisiensis se supposuereunt. Datum anno Domini millesimo ducentesimo quadragesimo sexto, mense maio. | ||
| + | * (Archives nationales, L. L. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXVI==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presentia constituti Andreas dictus ad denarios, Johannes Coquillart, Matheus Elicus, Johannes Anglicus, Guiardus dictus parcens verum, Guerinus Brolié, Guillelmus Avice, Henricus dictus sine denariis, Bertrandus dictus Trone, Petrus Roucelli, Radulplus dictus le faucheur et Henricus filius defuncti Andree, omnes de parochia de Norvilla, asseruerunt in jure coram nobis quod ipsis habetant et possidebant terras quasdam sitas in parochia predicta in decimatione venerabilium virorum decani et capituli parisiensis, | ||
| + | * (Archives nationales, L. L. 175.) | ||
| + | |||
| + | * L' | ||
| + | |||
| + | ====Document XXVII==== | ||
| + | |||
| + | * Omnibus presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Notum facimus quod in nostra presentia constituti Rogerus dictus Facillon et Eremburgis, uxor ejus, asseruerunt et recognoverunt in jure habere et possidere quamdam masuram continentem unum arpentum terre, in quo arpento terre est quedam domuscula sita apud Lanorvillam, | ||
| + | * (Archives nationales, L. L. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXVIII==== | ||
| + | |||
| + | * Unversis presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. notum facimus quod coram nobis constitutis Johannes de Gravella, armigero, recognovit et asseruit coram nobis quod Guido de Lanorvilla, quodam canonicus aurelianensis, | ||
| + | * (Archives nationales, L. L. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXIX==== | ||
| + | |||
| + | * **Mouvance du roi. - Fief des Carneaux.** | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Noverint universi quod Henricus de Lanorvilla et Thomas frater ejus, militis, in presentia nostra constituti, recognoverunt se vendidisse decano et capitulo parisiensi, pro quinquaginta et una libris parisiensibus, | ||
| + | * (Archives nationales, L. L. 175.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXX==== | ||
| + | |||
| + | * Petunt decanus et Capitulum beate Marie Parisiensis a Petro de Guillervilla, | ||
| + | * (Archives nationales, L. 466.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXI==== | ||
| + | |||
| + | * Officialis curie Parisiensis de Linais et Sancti Clementis de Castris presbyterie salutem. Mandamus vobis quod, prout vobis subierunt, citetis Petrum de Guillervilla militem et Petrum de Castris scutiferum ad diem mensis post festum beati Martini hiemalis coram nobis capitulo parisiensi responsuros. Datum anno Domini millesimo ducentesimo trigesimo secundo. | ||
| + | * (Archives nationales, L. 466.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXII==== | ||
| + | |||
| + | * **Chartreux de Vauvert.** | ||
| + | |||
| + | * À tous ceux qui ces presentes lettres verront Guillaume Thibout, prevost de Montlhéri, salut: nous fesons à savoir à tous que par devant nous vindrent en dret Renaud de Frangeville, | ||
| + | * (Archives du château de La Norville.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXIII==== | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis officialis curie Parisiensis salutem in Domino. Noveritis quod coram nobis constituti Reginaldus de Frangevilla, | ||
| + | * (Archives du château de La Norville.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXIV==== | ||
| + | |||
| + | * Philippus Dei gratia Francorum Rex. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris quod cum prior et fratres de Valle viridi, juxta Parisiis, ordinis Cartusiensis, | ||
| + | * (Archives du château de La Norville.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXV==== | ||
| + | |||
| + | * À tous ceux qui ces présentes lettres verront Gilles de Compiègne, garde de la prévosté de Paris, salut. Nous faisons à savoir que par devant nous vint Renaut de Frangeville, | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXVI==== | ||
| + | |||
| + | * À tous ceux qui ces présentes lettres verront Gilles de Compiègne, garde de la prévosté de Paris et bailly de Montlhéri, salut: Nous faisons à savoir que comme Renaut de Frangeville écuyer et damoiselle Ysabel, sa fame, eussent vendu, octroié et quitté par non de perpétuelle vente à religieus hommes et honestes au prieur et au couvent de Vauvert de les Paris de l' | ||
| + | * (Archives du château de La Norville.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXVII==== | ||
| + | |||
| + | * Universis presentes litteras inspecturis Ranulphus, permiossione divina parisiensis ecclesie minister indignus, salutem in Domino. Noveritis quod in nostra presentia constitutus Petrus, rector ecclesie de Lanorvilla, confessus fuit cum inter ispsum suo et ecclesie sue nomine ex una parte, Reginaldum de Frangevilla armigerum, priorem et fratres Vallis viridi, propr Parisiis, ordinis Cartusiensis, | ||
| + | * (Archives du château de La Norville.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXVIII==== | ||
| + | |||
| + | * **Lettre de Charles VIII.** | ||
| + | |||
| + | * Charles, par la grâce de Dieu roy de France, a nos amés féaulx les gens tenant et qui tiendront parlement à Paris, salut et dilection. Humble supplication de notre amé et féal notaire et serviteur maistre Pierre Le Prince entendue que puis certain temps en çà s'est meu procès tant en notre dite Cour que pardevant nos amés et féaulx conseilliers les gens tenant les requestes de notre palais à Paris et ailleurs entre nos bien amés religieux, prieur et couvent de Notre-Dame de Vauvert, de l' | ||
| + | * (Archives du château de La Norville.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XXXIX==== | ||
| + | |||
| + | * **Inscription d'une pierre tombale dans l' | ||
| + | |||
| + | * Cy devant gist venerable et discrette persone maistre Loys Jubin prêtre natif de cette parroisse en son vivant vicaire de Leudeville qui trespassa aud' | ||
| + | |||
| + | ====Document XL==== | ||
| + | |||
| + | * **Érection de la croix St Claude.** | ||
| + | |||
| + | * L'an de grâce 1671, le 16 de Novembre, fut apportée dans l' | ||
| + | * (Archives communales.) | ||
| + | |||
| + | ====Document XLII==== | ||
| + | |||
| + | * **Rétablissement de la succursale après le Concordat.** | ||
| + | |||
| + | * Assemblée du Conseil municipal de La Norville. - Séance publique du 26 thermidor an XII (24 juillet 1804). | ||
| + | * Le conseil municipal de la commune de La Norville, canton d' | ||
| + | * Ledit Conseil, aprés avoir délibéré et pris l'avis de chacun de ses membres, a été d'avis de répondre à monsieur le Préfet, sur la première question, qu'il n'y avait pas lieu de supprimer la succursale de La Norville, cette commune, composée de 500 âmes, n' | ||
| + | * Pour obéir à la demande de monsieur le Préfet, le Conseil a résolu de répondre à la seconde question qu'il n'y avait dans le voisinage de La Norville que deux surccusales susceptibles d' | ||
| + | * Le Conseil a finalement arrêté de supplier monsieur le Préfet de vouloir bien conserver la succursale de La Norville. Tous les habitants sont fort attachés à leur religion et à son culte, et ils verraient avec la plus grande peine une réunion qui les forcerait à s'en éloigner et à ne plus en remplir exactement les devoirs. Fait et arrêté en assemblée le 26 thermidor an XII. | ||
| + | * Desbruères, | ||
| + | * (Archives communales.) | ||
| + | |||
| + | =====Bibliographie===== | ||
| + | |||
| + | * Antoine-Eugène Genty, //{{ : | ||
| + | |||
