Corpus Essonnien

Histoire et patrimoine du département de l'Essonne

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longjumeau

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Longjumeau

Histoire

  • Construction de l'église est construite au XIIème siècle
  • Fondation en 1234 du Prieuré de Saint-Éloi
  • Fondation d'une commanderie de l'ordre de Malte à Balisy.
  • Créatin d'un marché en 1526.
  • Achat en 1548 du Prieuré de Saint-Éloi par le seigneur de Longjumeau Michel Gaillard.
  • Conférence entre catholiques et protestants en 1568 à l'Hôtel du Dauphin
  • En 1650 on recense à Longjumeau dix hôteliers et cabaretiers
  • Développement de l'artisanat au XVIIIème siècle, tisseurs, cordiers, limonadiers
  • Construction au XVIIIe siècle des moulins de Saint-Martin, de Saint-Éloi et de Gravigny
  • Croissance démographique au XVIIIe siècle (1200 habitants en 1720, 1700 en 1792
  • Pavage de la place du marché
  • Au XVIIIe siècle on recense 27 hôtels et auberges.
  • Déplacement du cimetière
  • Arrivée du chemin de fer et régression de l'hôtellerie
  • Extension de l'industrie du cuir
  • Percement de la rue des Écoles, de la rue du Petit Vaux et du boulevard Liévain
  • Création de l'usine à gaz, des abattoirs, de l'hospice et des écoles.
  • Demeures bourgeoises bâties dans le quartier est.
  • Des demeures riches sont construites à l'est de l'agglomération.
  • Disparition entre 1915 et 1930 de l'industrie du cuir
  • Création vers 1920 de lotissements au Parc Saint-Éloi et au sud-est de l'église.
  • Réaffectation des anciennes usines: produits chimiques, verre puis plastique.
  • Croissance démographique d'abord progressive (2343 habitants en 1901, 5552 habitants en 1962), qui s'accélère à partir des années 1960 (12929 en 1968, 18170 en 1975) avant de ralentir dans les années 1970 (18370 habitants en 1982, 20620 habitants en 2021).
		 
		Longjumeau pendant la révolution
		 
		

Avant d'entrer dans le vif du sujet, il est nécessaire d'essayer de reconstituer la physionomie du bourg en 1789.

Le territoire de la paroisse de Longjumeau, beaucoup plus petit que de nos jours, était établi depuis 1265, époque où Regnault de Corbeil, évèque de Paris, avait démembré le hameau de Ballainvilliers pour en faire une paroisse distincte, sous le vocable de St Jacques le majeur et St Christophe son compagnon.

Longjumeau, comme presque toutes les villes et villages traversés par une grande route, comprenait surtout une rue principale qui n'a guère changé d'aspect de nos jours.

Le territoire de la paroisse de Longjumeau s'arrêtait à la Morte eau. Du côté pair de la grande rue, toutes les maisons, du n°2 au n°74, étaient de la paroisse de Champlan, ainsi que la place du marché de l'époque. Du côté impair de la grande rue, toutes les maisons du n°1 au n°83, étaient de la paroisse de Chilly.

Il est probable qu'avant la construction du pont de Longjumeau en 1438, la Morte eau était passée à gué à hauteur du n°74 et l'axe de la route nationale délimitait les paroisses de Chilly et de Champlan. On trouve d'ailleurs fréquemment, à cette époque dans les actes d'état-civil, né à Longjumeau, paroisse de Chilly ou de Champlan.

L'église était entourée depuis sa fondation, par le cimetière paroissial, veillé par la lanterne des morts. C'était l'usage au moyen âge d'élever de semblables fanaux dans les cimetières. Ils étaient de formes diverses et éclairés certains jours de l'année. C'était une invitation faite aux vivants de prier pour les morts. On trouve les plus célèbres dans le Poitou, le Maine, la Normandie et l'Auvergne. La nôtre est d'autant plus précieuse qu'elle est la seule dans nos cantons et surtout aux environs de Paris.

Le cimetière a disparu des abords de l'Eglise en 1840, le conseil municipal ayant voté le 15 février 1834 l'achat d'un terrain pour sa translation.

Au point de vue civil, Longjumeau faisait partie du baillage de Longjumeau, Marquisat d'Effiat, prévôté de Montléry, Vicomté de Paris, Province d'Ile de France.

Le dernier bailli de Longjumeau, chargé de rendre la justice au nom du Seignieur, était François-Denis Tronchet, célèbre juriste dont le nom est passé à la postérité par sa participation à la rédaction du Code Civil et par le courage qu'il eut de défendre Louis XVI devant la Convention.

Longjumeau, au point de vue de l'Eglise Catholique, faisait partie du doyenné de Montlhéry, archidiaconé de Josas, archidiocèse de Paris. C'était une cure recherchée, d'abord à proximité des deux capitales Paris et Versailles et par l'importance de son commerce particulièrement dû au roulage et aux nombreuses hôtelleries situées sur son territoire.

Le prieuré Saint-Eloi et la maladrerie Saint-Laurent étaient en 1789 situés sur la paroisse de Chilly.

Le hameau de Balizy possédait une chapelle sous le vocable de Saint-Jean, dont nous reparlerons plus tard lors de sa démolition. A Balizy existait une commanderie de l'ordre de Malte dépendante du Grand Prieuré de France.

La maison presbytérale était en 1789 telle que nous la voyons de nos jours. Le curé de Longjumeau était l'abbé Joachim Paul Passaire prêtre du doicèse d'Aix-en_Provence, né le 10 janvier 1736, baptisé le 11 en l'église métropolitaine de la dite ville. Il était fils de Gaspard Bernard Passaire et Catherine Berthe, son épouse. L'abbé Passaire, après avoir effectué de bonnes études au séminaire de Montpellier, fut ordonné prêtre à Aix-en-Provence, successivement vicaire 6 ans à Lodève (Hérault), 5 ans dans différents diocèses et 4 ans à Many, il fut installé curé à Longjumeau le 1er janvier 1778, en remplacement de son oncle maternel, l'abbé Berthe, qui avait résigné la cure en sa faveur.

Le vicariat de Longjumeau avait pour titulaire l'abbé Jean-Baptiste Nativelle. Il était en fonction depuis le mois de novembre 1774.

L'abbé Nativelle était originaire de Guiberville (Manche), où il était né le 25 septembre 1746, fils de Guillaume Nativelle et de Catherine Le Filleur. Il avait été baptisé le lendemain de sa naissance en l'église paroissiale de Guiberville.

Guiberville dépendait alors du diocèse de Bayeux et actuellement, par suite du Concordat, du docièse de Coutances.

Jean-Baptiste Nativelle reçut la soutane, les ordres mineurs et probablement les ordres majeurs, à Bayeux, après avoir suivi les cours de théologie à l'université de Caen. Le vicariat de Longjumeau paraît être son premier poste.

Nous connaissons maintenant les ministres de l'Eglise Catholique de Longjumeau : le curé Passaire et le vicaire Nativelle, futur martyr de la foi. Nous allons donc maintenant essayer de faire revivre les heures difficiles de la Révolution avec le plus grand souci d'objectivité et de vérité.

Pendant les trop longues années que dura la révolution française, se passèrent de tristes évènements qui mirent en évidence les activités humaines. On voulait réformer et on détruisit; on voulait construire un nouvel édifice et on sapa les plus solides et les meilleurs fondements de toute société.

Croyant plus facilement instaurer un nouvel ordre social, on se laissa envahir par les idées philosophiques du moment et au lieu de conserver ce qui avait fait la grandeur de la France, ce qui au fond est le ciment essentiel de toute société, on s'attaqua à l'ordre religieux. On le frappa de trois coups funestes : la spoliation des biens du clergé, la suppression des ordres religieux, la constitution civile du clergé.

Ce fut le conflit, la lutte. Elle fut longue, parfois terrible. Lois, décrets, arrêtés pleuvaient peut-on dire, sur le clergé catholique, atteignant directement les fidèles qui voulaient conserver leur foi. On établissait ainsi un schisme religieux, une profonde division dans les esprits.

Patrimoine

  • Église Saint-Martin (XIIIe et XIVe siècles)
  • Château de Chambourg (XVIIIe siècle)
  • Hôtel du Dauphin (XVIe siècle)
  • Maison de l'Engelthal (1822)
  • Pont sur l’Yvette (1438)
  • Gare (1883
  • Ancienne Poste (1908
  • Tours résidentielles de la Peupleraie.

Topographie

Hameaux

Prosopographie

  • Jean Dreu (…1238…)
  • Famille Gaillard (1450-1568…)

Seigneurs

Curés

Maires

  • 1. Henri Degoutte (1790-1791) — 2. Gabriel Guede (1791-1793) — 3. Étienne Charles (1793-1795) — 4. Louis Gidefroy (1795-1795) — 5. Dominique Savouré (1795-1800) — 6. Charles Fouard (1800-1800) — 5.bis Dominique Savouré (1800-1813) — 7. Charles-Bernard Brunet (1813-1816) — 8. Antoine Quesnescourt (1816-1822) — 9. Augustin Vanault (1822-1826) — 10. Louis Lebœuf (1826-1826) — 11. Jean-Charles Salleron (1826-1830) — 12. Ambroise Bellin (1830-1835) — 13. Nicolas Letourneur (1835-1848) — 14. Ernest Duboury (1848-1860) — 15. Jean-Auguste Bhambrette (1860-1865) — 16. Paul Riant (1866-1869) — 17. Narcisse Gallien (1869-1871) — 18. Gustave Legrand (1871-1874) — 17.bis Narcisse Gallien (1874-1881) — 19. Auguste Roux (1881-1883) — 20. Jean-Victor Paillet (1884-1896) — 21. Léon Robelin (1896-1929) — 22. Georges Clozeau (1929-1931) — 23. Léon Deprun (1931-1935) — 24. Georges Louin (1935-1940) — 25. Achille Lapeyre (1940-1944) — 26. Henri Lecestre (1944-1944) — 27. Louis Musnier (1944-1945) — 28. Claude Jacquard (1945-1947) — 29. Pierre Laproste (1947-1953) — 30. Paul Dieval (1953-1959) — 31. Camille Pillot (1959-1965) — 32. Jean Colin (1965-1981) — 33. Michel Chartier (1981-1989) — 34. Philippe Schmit (1989-2001) — 35. Pierre-André Wiltzer (2001-2002) — 36. Bernard Nieuviaert (2002-2008) — 37. Nathalie Kosciusko-Morizet (2008-2013) — 38. Sandrine Gelot (2013-2044).

Recensements

  • AD91 6M/6M/174. — États nominatifs des habitants de Longjumeau pour les années 1817 à 1851.
  • AD91 6M/6M/175. — États nominatifs des habitants de Longjumeau pour les années 1856 à 1876.
  • AD91 6M/6M/176. — États nominatifs des habitants de Longjumeau pour les années 1881 à 1896.
  • AD91 6M/6M/177. — États nominatifs des habitants de Longjumeau pour les années 1901 à 1936.

Iconographie

Sources d'archives

Archives nationales

Archives de l'Essonne

Cartographie

Bibliographie

  • Théodule Pinard, Histoire, archéologie, biographie du canton de Longjumeau (III+375 p., in-8°), Paris, A. Durand, 1864.
  • Jean Jacquart, “Le marquis d'Effiat, lieutenant-général de l'armée d'Italie (été 1630)”, XVIIe siècle 45 (1959) 298-313.

Dictyographie

  • Collectif d'internautes, “Longjumeau”, Wikipédia, depuis 2005, en ligne en 2022.
longjumeau.1724467501.txt.gz · Dernière modification : de bg

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