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Table des matières
Les Sœurs de la Mère de Dieu à Étampes (1935-2025)
Histoire générale
Histoire locale
Prosopographie
Les 11 victimes du bombardement de 10 juin 1944
- 1. Jeanne Achekar – , née le 1er mai 1892 à Broumana (Syrie). En religion Mère Agnès de Jésus. Fille de Georges Achekar et de Sarah Achekar. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°236). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 2. Madeleine-Jeanne-Émilie Cannissié, née le 31 mais 1903 à Lille (Nord). En religion Mère Sainte Madeleine de Pazzi. Fille de Maurice Émile Cannissié et de Claire Gertrude Coralie Gali. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°238). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 3. Adèle Cassab, née le 1er octobre 1905 à Alexandrie (Égypte). En religion Sœur Marie-Imelda. Fille de Tenvfih Cassab et de Sophie Zrei. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien [Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°235]. Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes [Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu].
- 4. Anissé-Bechara Chidiac, née en 1916 à Becharré (Liban). En religion Sœur Marie-Mélanie. Fille de Bechara Chidiac et de Latifa Chidiac. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°233). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 5. Souraya Chidiac, née en 1917 à Becharré (Liban). En religion Sœur Marie-Rosalie. Fille de Hanna Chidiac et de Hand Rahmé. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°234). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 6. Badaouich-Maria Ghosn, née en 1907 à Beyrouth (Syrie). En religion Sœur Marie-Louise. D 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°229). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 7. Marie-Thérèse Massé, née le 13 mai 1912 à Rilly-la-Montagne (Marne). En religion Mère Marie de la Trinité. Fille d’Edouard Massé et de Lucie Charlot. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°239). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 8. Catina Pantelidès, née le 19 août 1908 à Adalia (Asie Mineure). En religion Mère Sainte-Christine. Fille d’Anastassios Pantelidès et de Maria Papazoglou. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°232). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 9. Germaine Picavet, née le 18 mai 1883 à Lille (Nord). En religion Mère Marie de Nazareth. Fille de Louis Joseph Picavet et d’Élodie Adèle Marie Fays. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°237). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 10. Esther Sciamma, née le 12 juillet 1909 au Caire (Égypte). En religion Mère Marie de la Rédemption. Fille d’Abramino Sciamma et de Rosa Lévi. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°231). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
- 11. Marguerite Tarabolaï, née en avril 1907 à Machigala (Syrie). En religion Sœur Marie-Gérard. Fille d’Atallah Tarabolaï et de Marie Paraki. Domiciliée 56 Promenade de Guinette à Étampes. Décédée en son domicile le 10 juin 1944, au cours d’un bombardement aérien (Archives municipales d'Étampes 825W/156, acte N°230). Inscrite sur les plaques commémoratives de l’église Saint-Gilles et des victimes des bombardements aériens, Étampes (Congrégation des Sœurs de la Mère de Dieu).
Documents
Archives
Archives de l'Essonne
- AD91 1Q/182. Vente révolutionnaire (congrégation Notre-Dame).
Bibliographie
- Léon Guibourgé, Étampes, ville royale (20 cm, 253 p., préface d'Henri Lemoine), Étampes, L. Guibourgé, 1957, pp. 394-395.
- Léon Guibourgé, Étampes, ville royale (réédition en fac-similé, 22 cm; 253 p., Péronnas, Éditions de la Tour Gile, 1997, pp. 394-395.
- Extrait
- LES SŒURS DE LA SAINTE-ENFANCE ET LE PENSIONNAT JEANNE D'ARC.
- Dans cette même rue Saint-Jacques, mais dans le quartier Notre-Dame, et dans cette partie nouvellement baptisée du nom du résistant Louis Moreau, nous ne pouvons laisser sous silence l'histoire de deux congrégations: les Sœurs de la Sainte-Enfance et les Sœurs de la Mère de Dieu. Les habitants d'Étampes se souviennent encore très bien du Pensionnat de la Sainte-Enfance qui continue à l'heure actuelle sous le nom de Pensionnat Jeanne-d'Arc.
- Ce pensionnat de la Sainte-Enfance était appelé ainsi parce qu'il était dirigé par les Sœurs de la Sainte-Enfance. Cette congrégation enseignante a eu son origine à Rambouillet, en Seine-et-Oise. (…) En 1843, Mgr Blanquart en fit une congrégation diocésaine, et une maison-mère fut établie à Versailles, 3, rue des Bourdonnais, sous le nom de Congrégation de la Sainte-Enfance. (…) Bientôt les écoles se multiplièrent dans le diocèse. Une des premières en date (1846) fut Étampes, qui devint un pensionnat florissant auquel était adjoint un Orphelinat. Mais en 1900, époque de la loi contre les congrégations, les religieuses durent s'en aller. Cependant la maison d'Étampes demeura sous la direction de personnes dévouées. Le nom de la dernière directrice, Mlle Dangerville est encore dans le souvenir des anciennes élèves. Cette directrice peu de temps avant la guerre de 1940 laissa la Maison aux religieuses de la Mère de Dieu.
- Il importe maintenant de savoir quelles sont ces nouvelles religieuses qui étaient inconnues pour Étampes. L'origine de cette congrégation remonte en 1648, année où le célèbre M. Ollier [lisez Olier], curé de Saint-Sulpice de Paris, fonda un asile pour les orphelines de sa paroisse, sous la direction de religieuses qui prirent le nom de Sœurs de la Mère de Dieu. Après la Révolution de 1789 qui avait désorganisé les maisons religieuses, une dame charitable Mme de Lézeau reforma la congrégation, grâce au soutien de l'empereur Napoléon-Bonaparte. Le 15 juillet 1810 parut un décret impérial en leur faveur: “Six maisons sont créées pour élever les orphelines dont les pères sont morts à notre service, officiers ou chevaliers de la Légion d'Honneur. La dite institution sera dirigée par la congrégation religieuse existant sous le nom de Dames de la Congrégation de la Mère de Dieu”. Signé: Napoléon.
- Ainsi, la congrégation prospéra, et son renom parvint à l'étranger, en Égypte. Le Kédive d'alors demanda aux religieuses de venir au Caire, puis à Alexandrie. Ces religieuses eurent en outre des maisons en Belgique et en Angleterre. En 1900, à cause de la persécution, elles durent quitter la France, mais revinrent peu avant la dernière guerre à Paris où elles ont une maison d'accueil pour jeunes filles et à Étampes où elles s'installèrent au Pensionnat Jeanne-d'Arc. La guerre les éprouva durement. En 1944, le bombardement fit périr 11 religieuses sur 13. Les religieuses mortes pour la France furent remplacées et à l'heure actuelle le Pensionnat Jeanne-d'Arc continue à la grande satisfaction des familles d'Étampes et des environs.“
- Frédéric Gatineau, Étampes en lieux et places. Toponymie de la ville et de la commune d'Étampes, Étampes, À Travers Champs, 2003.
- Extraits
- “CIMETIÈRE SAINT-PIERRE NOUVEAU. — Ce cimetière a été créé en 1893 en pleine querelle anticléricale. C'est pourquoi il est le seul cimetière d'Étampes qui ne possède pas de croix centrale. Il fut agrandi successivement en 1924 (à l'ouest), en 1943 (suite aux inhumations des victimes du bombardements de 1940) et encore en 1968 (partie sud-est jusqu'à la pointe). (…) 3) Sépulture des religieuses de la Mère de Dieu. Les sœurs de la Mère de Dieu œuvrent à l'Institution Jeanne d'Arc depuis 1937. Une dizaine d'entre-elles sont mortes au cours du bombardement de 1944.”
- “JEANNE D'ARC (Institution). — La propriété du site de l'actuel 58 rue Louis-Moreau fut achetée en 1868 par les sœurs de la Sainte Enfance de Versailles. Le pensionnat comprenait 120 jeunes filles en 1899. Les sœurs doivent quitter les lieux en 1904, la première directrice laïque était Madame Dangerville. Le pensionnat prend le nom d'Institution Jeanne d'Arc en 1912 soit deux ans après la béatification de l'héroïne. En 1915, la maison devient Hôpital auxiliaire n° 217. Les sœurs de la Mère de Dieu arrivent en 1937 et le pensionnat de filles se développe. L'établissement est à nouveau transformé en hôpital militaire en 1940. L'établissement a été entièrement rénové dans les années 1980. Des bâtiments modernes sont alors construits côté boulevard Henri IV.”
- “TOUR (la). — Nom donné à une maison qui était jadis située au n° 56 promenade de Guinette. Le pavillon présentait en son milieu une tourelle à toit pointu dans le goût des architectures des années 1910. La “villa la Tour” a été entièrement détruite lors du bombardement de 1944. Douze religieuses de la Congrégation de la Mère de Dieu, qui y avaient trouvé refuge, ont péri sous les bombes.”
Dictyographie
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