Table des matières

Marie-Thérèze Larroque

Une saignée démographique à Étampes, le choléra de 1832

Pouvoirs publics et corps médical en lutte contre le choléra de 1832

La marche du choléra à Étampes

Aumerle et les huit premiers décès

Suette miliaire, cholérine ou choléra?

Mouvements mensuels des décès à Étampes

Développement et durée de l'épidémie

Les bulletins cholériques

Évolution de la calamité durant le printemps et l'été.

L'acmé entre le 6 et le 16 mai

Le choléra choisit ses victimes

Hommes ou femmes?

Jeunes, adultes ou personnes âgées?

Artisans et ouvriers, ou rentiers et bourgeois?

Les conséquences démographiques de l'épidémie

Sources manuscrites

I. Archives Nationales

II. Archives de la Faculté de médecine de Paris

III. Archives de la Grande Chancellerie de l'ordre de la Légion d'honneur

IV. Archives départementales des Yvelines

V. Archives départementales de l'Essonne

VI. Archives municipales d'Étampes

VII. Archives paroissiales (Presbytère Notre-Dame)

Sources imprimées

1)
Dodin A., “Une épidémie de choléra dans la vallée de l'Ecole: Courances et Dannemois » in Bulletin de la Société historique et archéologique de Corbeil, Étampes et du Hurepoix, 92ᵉ année 1986, p. 40.
2)
Bourdelais P., Raulot J.Y., Une peur bleue, histoire du choléra en France 1832-1854, Paris 1987, p 45 à 51.
3)
Martin C., 1833, p. 5.
4)
Toutes les lettres du maire d'Étampes, Boivin-Chevallier, ont été dépouillées aux archives de la commune. L'orthographe, la syntaxe et la ponctuation ont été conservées. Série 5 J.
5)
3 types de listes nominatives ont été déposés à la mairie en 1832. − Liste manuscrite en tête du registre des décès de 1832. Noms des morts cholériques jusqu'au 8 mai. − 21 feuilles énumèrent les morts cholériques à Étampes entre le 30 mars et le 21 mai. Liste non signée à l'en-tête du service médical du canton d'Étampes. Y sont précisés: nom, prénom, âge, profession, nature de la maladie, jour ou date de la mort. − 38 feuilles imprimées recensent “les personnes attaquées de la maladie cholérique depuis l'invasion». Y figurent le nom de la rue, le numéro de la maison, nom, prénom, surnoms, sexe âge, profession, nature et degré de la maladie, dates (du début, du décès, de la convalescence), moyens d'existence ( du malade, de la famille du défunt), enfants ou familles. − 18 Étampois ont quadrillé la ville pour compléter ces imprimés avant le 22 mai 1832.
6)
Boivin a rédigé un projet de lettre attestant le zèle de C. Martin pendant l'épidémie. Ce bout de papier, un brouillon est conservé dans la série 5J. Le certificat a dû être joint au dossier de thèse du futur médecin.
7)
Archives nationales, AJ 16 6770 et fichier de la faculté de médecine de Paris.
8)
Archives départementales des Yvelines, dossier dans la liasse 7 M 48.
9)
Bourdelais P., Roulot J.Y., 1987, p. 66 à 75.
10)
Leca A.P., Et le choléra s’abattit sur Paris, 1832, p. 81.
11)
La rue Haute-des-Groissonneries correspond à la rue Auguste Petit; la rue Basse-des-Groissonneries à la rue Brunard; la rue Basse-de-la-Foulerie est devenue la rue Paul Doumer.
12)
Archives départementales de l’Essonne, inventaire général des archives de l’hospice d’Étampes, série F p. 229.
13)
Bourgeois J., 1851, p. 29.
14)
A.D.Y., 7 M 48.
15)
A.N., F 7 9732 (2), Lettre du préfet au ministre de l’intérieur en date du 19 juin 1832.
16)
Bourgeois J., p. 28.
17)
Bourgeois J., 1849, p. 3 à 6.
18)
Rollet C. et Souriac A., “Le choléra de 1832 en Seine-et-Oise”, in Annale E.S.C., 29ᵉ année, N°4, 1974, p. 945.
19)
Bourgeois J., 1851, p. 20.
20) , 24)
A.D.Y., 7 M 49.
21)
Bourgeois, J., 1851, p. 20.
22)
Bourdelais P. et Roulot J.Y., “La marche du choléra en France, 1832 et 1854”, in Annales E.S.C., 33ᵉ année n°1, 1978, p. 127.
23)
Lors de la séance du 15 juin, le conseil municipal déclare que deux officiers publics préposés aux inhumations, Billard et Vincent n’ont pas les connaissances nécessaires pour constater le “genre de mort”. Les élus étampois décident de nommer un officier de santé dans ce but; il recevra un traitement annuel de 300 F, le salaire des fossoyeurs passe de 300 à 200 F. Archives municipales 1 D 20, f°116.
25)
Il s’agit de 5 mort-nés, de 22 enfants de moins de 2 ans et de 5 adultes. La veuve Guérin succombe trois jours après son mari. Ce dernier est bien mort du choléra. Le commissaire de quartier indique qu’ils n’ont point vu de médecin.
26)
Bourdelais P. et Roulot J.Y. in Annales E.S.C., 1978, p. 126.
27)
A.M.E., 5 J, Lettre de Camille Martin en date du 28 avril, décrivant les symptômes de Hervé.
28)
Mention faite par le chevalier de la Bigne, commissaire recenseur du Petit-Saint-Mars.
29)
A.N., F7, 9731 (1).
30)
A.D.Y. 7 M 22 et AME 5 J.
31)
Martin C., 1833, p. 10.
32)
Sous la direction de Dupâquier J., Histoire de la population française, t. 3 de 1789 à 1914.
33)
A.M.E., 4 F.
34) , 35)
A.D.E., 3 P 708.
36)
A.D.Y., 7 M 49, La ville reçoit 4000 F du roi et du gouvernement pour secourir les indigents. La souscription ouverte le 2 avril à la mairie et les collectes faites par les membres du conseil municipal rapportent 5.824 F.
37)
Dodin A., in BSHACEH, 1986, p. 39.
38)
A.M.E., 2 D 3, f°165.
39)
Archives paroissiales.
40)
Les jeunes de moins de quinze ans n’ont pas été répartis selon leur sexe dans les statistiques demandées par l’administration préfectorale.
41)
A.N., F 7 9731 (3
42)
Des Étampoises vont garder les malades chez eux; d’autres sont de “permanence” dans une des ambulances. La femme Riquette reçoit 1,50 F pour une nuit passée dans celle de Saint-Martin. Le bon à présenter au receveur municipal, Lenoir, est signé par Mainfroy le 20 juin.
43)
A.M.E., 1F 1831. Au recensement de 1831, Étampes compte 1876 garçons et 2137 filles, 1715 hommes mariés, 1720 femmes mariées, 162 veufs, et 49 veuves, au total, 8109 habitants.
44)
Dupâquier J., 1988, t. 3, p. 283-284.
45)
Bourgeois J., 1851, p. 23.
46)
Martin C., 1833, p. 11.
47)
Archives de la Faculté de Médecine de Paris, fichier des docteurs.
48)
A.M.E., 5 J, La ville a payé 10 F pour les gardes de nuit et de jour pendant cinq jours, 14 F pour deux cercueils, 4 F pour les porteurs, et 3 F pour le fossoyeur. Martin a fait dix visites, mais il n’a pas fixé ses honoraires.
49) , 50)
Dupâquier J., 1988, t. 3, p. 366 à 368.
51)
Étampes-Histoire, Étampes en Révolution, Le Mée-sur-Seine 1989, p. 154 à 165.
52)
Code civil, titre V, Du Mariage, chapitre II, Des formalités relatives à la célébration du mariage, article 63
53)
Code civil, titre V, Du Mariage, chapitre VII, Des seconds mariages, article 228. Une veuve ne peut se marier qu'après dix mois révolus depuis la dissolution du mariage précédent.
54)
Nous aurions pu étudier aussi la presse locale, et, notamment, l'Abeille d'Étampes. Malheureusement, les premiers numéros ont été perdus. Or, ce journal paraît depuis 1811. A la Bibliothèque nationale, la collection commence en 1843. Aux archives départementales des Yvelines et de l'Essonne, les numéros conservés datent de la deuxième moitié du XIXᵉ siècle.
55)
Bourgeois J., 1851 p. 51-52.
56)
Bourgeois J., 1851, p. 49.
57)
Sur les conseils du préfet et de la Commission de salubrité et de santé publique de l'arrondissement, le maire a pris des mesures préventives dès le mois de février 1832. Elles seront analysées dans un autre article, ainsi que les différents secours mis en place le 8 mai.
58)
A.M.E., 5 J, lettre de Boivin au curé en date du 10 mai.
59)
Ces médailles en or ont été achetées par Baudet-Dulary, À la Crosse d'or, au 4, quai des Orfèvres à Paris pour la somme de 291, 70 F. Les quatre élèves de médecine, quant à eux, ont reçu chacun la somme de 150 F.
60)
A.D.Y., 7 M 48
61)
Archives de la Grande Chancellerie de l'Ordre de la Légion d'honneur, ordonnance du 21 juillet 1832.
62)
L'épidémie de 1854 est pourtant la plus meurtrière en France, près de 150.000 décès lui sont imputés; le choléra de 1832 a entraîné vers la tombe 94 666 personnes. Dupâquier J., 1988, t. 3, p. 305. En 1854, Étampes est peu touchée par le fléau asiatique. Peut-être qu'un puits artésien a été enfin creusé. Dès le 13 août 1832, le conseil municipal “considère que pour la salubrité publique et l'irrigation des différents quartiers de la ville, la création d'un puits artésien présente des avantages incontestables…”. A.M.E., 1 D 20 f°125 et 126.