dagnot:chronique29.06
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| + | Bois-Courtin à Villejust (2) (1859- 1945) | ||
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| + | Chronique du Vieux Marcoussy --Marcoussis--------------- _-----------------------------___----- Mai 2009 | ||
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| + | Bois-Courtin à Villejust vers 1950 | ||
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| + | JP Dagnot | ||
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| + | C. Julien | ||
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| + | Cette chronique est la seconde partie de l' | ||
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| + | Une situation très embrouillée | ||
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| + | Revenons un moment quelques mois en arrière. À cette époque, les lieux paraissent être occupés par Monsieur Cagnier, qui se dit « locataire d' | ||
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| + | Un dénommé Manière obtiendra cet usufruit pour 3.600 frs. Ceci se passe trois mois avant le décès de Pierre Lezé à Lisbonne !!! Ce fait non connu à l' | ||
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| + | Que cache ce refus ? Qu' | ||
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| + | La renonciation à la donation Cagnier | ||
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| + | La renonciation à la donation Cagnier par le fils Lézé est passée devant Dumas le 17 mars 1860 et transcrite le 4 avril suivant au bureau des hypothèques. L'acte est ainsi rédigé : « Jules Armand Séraphin Lézé, sans profession, demeurant à Paris rue d' | ||
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| + | En octobre 1860, c'est une autre obligation pour les époux Cagnier faite au profit de Jules Isidore Guédes, propriétaire à Lisbonne, de la somme de 6.000 frs pour prêt remboursable dans un an. Le remboursement eut lieu le 19 juin 1862. | ||
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| + | En 1861, une transcription aux hypothèques de Versailles fait mention que Cagnier a fait élever les constructions de ses deniers comme architecte, constructeur et fournisseur. Puis, une vente par Cagnier à sa femme à titre de réemploi, du Bois-Courtin, | ||
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| + | Les obligations financières des époux Cagnier sont multiples. Devant le notaire Dumas, la quittance de l' | ||
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| + | Cagnier et Legrand décèdent peu de temps après. Ursule Jochain, veuve Cagnier, est redevable envers les héritiers Legrand de la modique somme de 29.000 frs, ceci en 1875. Par la suite, ces derniers n' | ||
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| + | La saisie immobilière de Bois-Courtin | ||
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| + | Suite aux dettes de Madame Cagnier, la propriété du Bois-Courtin est une fois de plus saisie et mise en vente. La saisie immobilière a lieu le 17 février 1875 ; la description ressemble à celle de 1860. L' | ||
| + | - une maison bourgeoise sise à Villejust au Bois-Courtin, | ||
| + | - un terrain entourant la maison comprenant six hectares en une seule pièce, plantée partie en bois, partie en potager, entouré en presque totalité par des murs de bâtiments ci-après et ensuite par un mauvais treillage et des fossés, | ||
| + | - sont élevées diverses constructions servant de logement au jardinier, écuries, remises basses cours et autres communs. Entre ces constructions et la maison bourgeoise se trouve le potager, planté de fruitiers. | ||
| + | - le reste est planté en bois avec plusieurs pièces d'eau provenant de fouilles de pierres. | ||
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| + | Le 5 mars suivant, le cahier des charges de la défaillance de la veuve Cagnier mentionne : une maison bourgeoise sise à Villejust au Bois-Courtin, | ||
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| + | Le 22 juin 1876, en son audience publique des criées, le tribunal civil de Versailles rend la sentence d' | ||
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| + | En marge d'un folio du cadastre, il est fait mention que l' | ||
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| + | La ronde des propriétaires à Bois-Courtin | ||
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| + | Qu'a donc ce lieu ? Quatre ans après, le négociant du boulevard Sébastopol cède la propriété à un médecin parisien. Cette fois, le bon docteur reste trois ans. Il revend la propriété à un rentier de Neuilly. Puis, c'est au bout de deux années que notre rentier cède le domaine au comte d' | ||
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| + | En 1880, Bois-Courtin change une nouvelle fois de propriétaire. L'acte de vente est passé devant Robin et Carré, notaires. Jules Emile Mauras, négociant, vend sa propriété de Bois-Courtin à Jean-Edouard Derivaux. L'acte enregistré aux hypothèques: | ||
| + | - une maison située à Villejust au Bois-Courtin, | ||
| + | - terrain entourant la maison de six hectares, | ||
| + | - 718 m2 de chemin conduisant à la propriété et au chemin de la Poupardière, | ||
| + | -1.085 m2..., | ||
| + | - 854 m2 terrain exploité comme sablière sur Villebon... | ||
| + | Le tout vendu moyennant 20.000 frs dont 5.000 frs comptants. En 1882, Jean-Edouard Deriveaux est imposé pour maison et pour un nouveau bâtiment. | ||
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| + | Trois ans plus tard, en 1883, le docteur Derivaux et son épouse demeurant rue de Rivoli vendent Bois-Courtin à Charles Louis Roullier, rentier et son épouse pour la somme de 30.000 frs. Nous trouvons la même description que précédemment avec tous les droits que peuvent avoir les vendeurs sur un terrain exploité comme sablière à Villebon. L'acte est enregistré aux hypothèques. C'est une très bonne affaire pour le médecin qui encaisse une belle plus-value. | ||
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| + | La ronde des propriétaires continue en 1885, Bois-Courtin est acheté par Alexandre Marie Hugues Jacques, comte Ysarn de Freissinet, propriétaire demeurant à Paris rue Victor Hugo, à Charles Louis Roullier et sa femme, vendeurs qui demeurent à Neuilly, moyennant 34.000 frs payés comptant. La transcription aux hypothèques Versailles comporte la même dénomination des biens avec mention « terrain entourant la maison de 6 hectares plus 3 petites pièces également droits sur la sablière de Villebon ayant appartenu à Mauras | ||
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| + | Château Bois-Courtin (coll. Association Regards en Arrière). | ||
| + | Lors de la gestion du comte Ysarn de Freissinet (1), nous notons : | ||
| + | - en 1886, au chapitre augmentation diminution. Pour la maison: diminution de revenus de 75 frs et augmentation à 250 frs soit trois fois plus grand. Pour les communs, diminution de 18 frs et augmentation à 48 frs pratiquement le même accroissement. Ce qui tendrait à penser que la demeure a été agrandie à cette époque. | ||
| + | - en 1887, le comte Yzarn Fressinet demeure 253 av Victor Hugo, à Paris; puis 29 rue Voltaire à Levallois. | ||
| + | - en 1889, mention du comte Ysarn de Freissinet 153 av victor Hugo à Paris, puis 123 rue de Longchamp, avec nouvelles lignes addition de construction maison et commun. | ||
| + | - en 1889, au chapitre des augmentations mention de Ysarn de Freissinet pour addition de construction à la maison et aux communs réalisés en 1886. | ||
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| + | Alexandre Marie Hugues Jacques, comte d' | ||
| + | • 1° d'un bâtiment principal comprenant au rez-de-chaussée, | ||
| + | • 2° communs comprenant petit appartement, | ||
| + | • 3° grand parc contenant six hectares divisé en potager, planté en fruitiers, prairie, bois, pièce d'eau. | ||
| + | • 4° chemin d' | ||
| + | La vente réalisée moyennant 40.000 frs avec transcription aux hypothèques de Versailles. La description, | ||
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| + | Ainsi, les propriétaires continuent à se succéder fréquemment. L' | ||
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| + | Le rôle des contributions de 1904, mentionne le passage à Jean Mathieu , demeurant 81 rue Lecourbe à Paris, avec addition de construction de maison en 1910. L' | ||
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| + | La veuve et les enfants y resteront encore deux ans et vendront, le 8 décembre 1911, le domaine à François Pau dit Edouard , entrepreneur de serrurerie. « Sont présents 1°) Julienne Eugénie Jommont, propriétaire veuve Jean Mathieu, 2°) Eugène Félix Maréchaux & Alice Mathieu son épouse, 3°) Maurice Mathieu, tous demeurant rue Lecourbe vendent au couple Pau ». La vente faite devant Champtier de Ribes et Courcier, moyennant 47.000 frs. Les rôles de 1913, mentionnent le passage de François Pau, dit Edouard, au Bois-Courtin. À cette époque on pense que les parcelles B 63, 62, 50, 49, 48, 46, 60, sont incluses dans la propriété. | ||
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| + | Bois-Courtin après la Première Guerre mondiale | ||
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| + | La première guerre mondiale arrive, rien ne se passe jusqu' | ||
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| + | De nouveau Bois-Courtin ne semble pas satisfaire ses propriétaires. En 1923, la vente de la propriété est faite par Adrien François Henri Vochelle , négociant et son épouse, demeurant rue Soufflot au profit de madame Revol, moyennant 100.000 frs payés comptant devant Collet et Moreau, notaires. En 1925, on note le passage à la veuve Jean-François Revol, née Marie Marguerite Blanchet, 99 rue de Courcelles, puis 11 bis rue d' | ||
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| + | Après quatre années, Bois-Courtin passe dans les mains de Eleonor Herudon Steele, dame séparée de biens de Louis Marie Debonnesset, | ||
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| + | Bois-Courtin à Armand Manuel de Ocampo | ||
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| + | Ne changeant pas les habitudes, Bois-Courtin est cédé une fois encore en 1931, devant Besnard, notaire à Palaiseau « Eleonor Herudon Steele, américaine , propriétaire, | ||
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| + | Il semble que l'acte de vente de juin serait aussi passé chez maître Dauchez notaire à Paris. Sur le rôle de 1933 est inscrit le passage à Armand Manuel de Ocampo demeurant 20 avenue de Lamballe à Paris 16ème. | ||
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| + | Arrêtons-nous quelques instants pour connaître le nouveau propriétaire. Né le 2 août 1893, Armand Manuel Ocampo est le fils de Manuel Armand Ocampo, homme de lettres, âgé de 36 ans. Le père n' | ||
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| + | Une convention est signée le 6 mai 1938, entre la Lyonnaise des Eaux et Armand de Ocampo relative à des installations de conduites. L'acte est passé devant Lame à Villeneuve-Saint-Georges. | ||
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| + | Pendant la guerre Monsieur Thourot se souvient s' | ||
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| + | À la Libération Armand de Ocampo quitte la France pour l' | ||
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| + | À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Madame de Ocampo, soeur de Pierre-Marie, | ||
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| + | Après la loi dite « Marthe Richard » sur la fermeture des maisons closes votée le 13 avril 1946, la première fille prostituée arrive à Bois-Courtin le 1er septembre 1946, elle ne restera que 18 jours. Face à ce bouleversement, | ||
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| + | À suivre ... | ||
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| + | Notes | ||
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| + | (1) Vers 1865, Ysarn de Freissinet était impliqué dans le transport et la navigation sur le Lot. Un mémoire du comte de Freissinet et de son associé de Pons de Caylus mentionne « le commerce d' | ||
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| + | (2) Suite à l' | ||
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| + | (3) La congrégation des Sœurs dominicaines de Béthanie a été fondée en 1866 par le Père Jean Joseph Lataste qui avait pris conscience de la détresse des femmes sorties de prison. La maison généralice est située à Saint-Sulpice-de-Favières (Essonne). | ||
