Corpus Essonnien

Histoire et patrimoine du département de l'Essonne

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Les Sœurs de la Providence de Portieux (1818-1854)

Histoire générale

  • Les Sœurs de la Providence de Portieux forment une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical, fondée le 14 janvier 1762 à Saint-Hubert par le bienheureux Jean-Martin Moyë (1730-1793) avec l'aide de Marguerite Lecomte pour l'éducation des filles dans les zones rurales.
  • Les sœurs se propagent rapidement, mais elles sont dispersées et leurs écoles fermées par la Révolution française. Les sœurs reprennent leur activité en France en 1802 et leur congrégation est reconnue par ordonnance royale le 2 août 1816. Elle compte 89 établissements dans le seul département des Vosges en 1824. Elle est de nouveau reconnue civilement par ordonnance du 21 janvier 1841. Elle administre en France 683 écoles communales en 1872.
  • Chassées des écoles communales en 1880, les sœurs ouvrent des écoles libres. Le 24 novembre 1904, le tribunal de Mirecourt reconnaît l’existence de la congrégation comme hospitalière, ce qui permet d'arrêter les poursuites d'expulsion de France.
  • Au XIXe siècle, elles s'implantent en Belgique (1816), en Suisse (1828), en Italie (1840), en Mandchourie (1874) et en Indochine (1876). Au XXe siècle, elles s'installent en Côte d'Ivoire (1959) et à Taïwan (1967). Au XXIe siècle, elles ouvrent une communauté au Japon (2009) et aux Philippines (2011).
  • L'institut reçoit le décret de louange le 30 mai 1859 et ses constitutions sont définitivement approuvées par le Saint-Siège le 3 mars 1930. En 2017, la congrégation compte 831 sœurs dans 158 maisons.

Histoire locale

Documents

Archives

Bibliographie

  • Frédéric Gatineau, Étampes en lieux et places. Toponymie de la ville et de la commune d'Étampes, Étampes, À Travers Champs, 2003.
    • Extraits
      • “CHATS (carrefour aux). — Cité dès le 16e siècle (AN R4 1129), ce lieu est dénommé “carrefour du Puits au Chat” dans un document de 1812 et “carrefour de la ruelle au Chat” sur le plan de 1815. Il y avait là un puits qui fut comblé en 1891, et c'est encore là qu'on installe une des 22 premières bornes-fontaines en 1881. Dans une des maisons de la petite rue fut établie une école de filles tenue par les sœurs de la providence de Portieux de 1854 à 1858 (AM I R 3). Ce nom de Chat pourrait venir d'une enseigne ou bien de “chas” qui signifie passage étroit, à moins qu'il soit une allusion malicieuse aux chanoines tout proches. [PV J6]”
      • “CHAUFFOUR (rue de). — Cette rue importante du quartier Saint-Martin desservait le hameau du même nom. Elle est citée dès 1605 (PV D5/6) (A dioc 1). (…) Dans une des maisons de la rue fut établie une école tenue par les sœurs de la Providence. Elle sera transférée rue Saint-Martin en 1862 (AM 1 R). (…)”
      • “ÉCOLE DES FILLES DE SAINT-PIERRE. — Cette école fondée dès 1818 était tenue d'abord par les Sœurs de la Providence de Portieux puis par les Dominicaines de la Présentation de Tours à partir de 1854. Elle occupait le site de l'actuel 104 rue de la République. Des nouveaux bâtiments ont été construits en 1858, l'asile sera construit en 1864. L'école a été laïcisée en 1892 pour devenir l'école Saint-Pierre filles. Cette école, agrandie par la suite, fut désaffectée en 1963. On y installe en 1966 le Centre médico-psycho-pédagogique.”
      • “ÉCOLE DES FILLES (SAINT-MARTIN). — Une première école de filles est fondée dès 1818 à Saint-Martin. Elle était tenue d'abord par les Sœurs de la Providence de Portieux puis par les Dominicaines de la Présentation de Tours à partir de 1854. On la situe d'abord dans la rue de Chauffour (AM 1 R). Vers 1863, les sœurs tiennent l'école communale construite sur l'emplacement de l'ancienne ferme de la Court-Meunier. L'établissement a été laïcisé en 1892 pour devenir l'école “Saint-Martin filles”. Les bâtiments sont occupés par les troupes allemandes de juin 1940 à août 1944 (ADE 902W30). Provisoirement, l'école publique trouve asile dans les locaux paroissiaux du 46 rue Saint-Martin jusqu'à la reconstruction sur le site de l'actuelle école Hélène-Boucher.”
      • “ÉCOLE DES SŒURS DE LA PROVIDENCE DE PORTIEUX. — Les Sœurs de la Providence de Portieux tiennent une école de filles dans l'impasse aux Chats de 1854 à 1858 (AM I R 3).”
      • “ÉVEZARD (rue). — Cette rue est citée dès 1601 (ADE 71 H 13). (…) Au n° 6, une école de filles était tenue par les Sœurs de la Providence de Portieux à partir de 1858 (AM I R 3). (…)”
      • “SAINT-MARTIN (rue). — (…) Au n° 46, actuel presbytère Saint-Martin. Cette maison était occupée depuis 1862 par une école de filles tenue par les sœurs de la Providence et par le patronage (AM 1 R).”

Dictyographie

psp/soeurs.providence.portieux.1756253074.txt.gz · Dernière modification : de bg

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